Cher Benoît Hamon,
Je ne suis pas socialiste. J’ai voté pour vous au deuxième tour de la primaire citoyenne au mois de janvier. Je vous crois sincère dans vos convictions, malgré le passif des nombreux reniements de votre parti aux valeurs profondes de la gauche. Je souhaite par la présente vous interpeller sur une question qui est absente du débat de l’élection présidentielle : la dissuasion nucléaire.
Vous avez déclaré que vous étiez favorable à poursuivre le renouvellement et la modernisation de la dissuasion nucléaire. Celle-ci nous coûte aujourd’hui 3,6 milliards d’euros par an et les experts s’accordent pour dire qu’à l’horizon 2025, elle représenterait un poids de 6 milliards d’euros annuels pour notre économie. Au-delà de la question budgétaire qui ne saurait être balayée d’un revers de main, je veux attirer votre attention sur les enjeux stratégiques et éthiques que pose la possession de l’arme nucléaire. Lire la suite

Il y a cent ans, en mai 1917, Romain Rolland, rendait un hommage à la raison libre à travers l’exemple du grand écrivain de la terre russe, Léon Tolstoï. J’ai découvert ce texte tout récemment et j’ai été frappé par la force de ces mots qui raisonnent aujourd’hui d’une façon toute particulière. » Dans le génie de Tolstoï, écrit Romain Rolland en ouverture de son texte, il y a plus d’un homme : il y a le grand artiste, il y a le grand chrétien, il y a l’être d’instincts et de passions déchaînés. Mais à mesure que la vie s’allonge et que son royaume s’étend, on voit plus nettement celui qui la gouverne : et c’est la raison libre. C’est à la raison libre que je veux ici rendre hommage. Car, c’est d’elle, aujourd’hui, que nous avons besoin
La dissuasion nucléaire est encore un sujet tabou en France. Les responsables politiques, de droite comme de gauche, depuis quarante ans, manient la plus parfaite des langues de bois à son sujet, dans un déni insistant et désespérant des enjeux éthiques, politiques et stratégiques que posent l’existence de ces armes de destruction massive. Ce faisant, les citoyens français n’ont jamais eu la possibilité de s’exprimer et encore moins de se prononcer sur la dissuasion nucléaire. Il y a malheureusement fort à parier que le sujet ne constituera pas un enjeu de la prochaine élection présidentielle. Alors cette tribune, c’est une peu comme une bouteille à la mer lancée sans trop d’illusions…, mais que je me devais de lancer quand même !
« La non-violence : style d’une politique pour la paix », tel est l’intitulé du message annuel du pape lors de la journée mondiale de la paix, le 1er janvier prochain. Ce message, daté du 8 décembre 2016, a été rendu public il y a quelques jours. Pour la première fois dans l’histoire de l’Eglise catholique, un pape consacre une allocution au thème de la non-violence. C’est un événement considérable que nous voulons saluer en montrant l’exceptionnelle avancée doctrinale que constitue cette réflexion du pape François, alors que plus que jamais, la guerre et la violence font rage dans le monde.
Devant des millions de téléspectateurs, le candidat de la droite à la primaire François Fillon a récemment déploré que l’école n’enseignait plus Clovis et Jeanne d’Arc, deux héros de notre récit national. Outre que ses propos traduisaient une claire méconnaissance des programmes d’histoire, il n’en reste pas moins que ce candidat se situe dans la lignée des hommes politiques qui veulent instrumentaliser l’enseignement de l’histoire au profit d’une idéologie patriotique et guerrière. Le retour du port de l’uniforme qu’il prône s’inscrit d’ailleurs aussi dans cette volonté de caporaliser l’école, les enseignants comme les élèves, en s’appuyant sur une histoire nationale empreinte de militarisme qui serait la seule à pouvoir être enseignée à l’école.
Il y a 50 ans, le 10 octobre 1966, Jean-Marie Muller donnait sa toute première conférence publique à Orléans sur le thème « La violence et l’évangile » dans le cadre d’une rencontre oecuménique à laquelle participait notamment l’évêque d’Orléans Guy Riobé et le pasteur Miroglio, responsable de l’Eglise réformée d’Orléans. Jeune professeur de philosophie, il est alors âgé de 26 ans, Jean-Marie Muller y faisait le constat que « le monde est en état de violence » et qu’ « il est menacé par la violence jusque dans son existence même ». Il posait alors cette question qui demeure toujours d’actualité : « Face à cela, que devons-nous faire, que pouvons-nous faire ? » C’est précisément à ces questions cruciales que Jean-Marie Muller ne cesse de réfléchir depuis cinq décennies en s’efforçant de relever le formidable défi que nous lance la non-violence.
Dans quelques jours, le principal syndicat national des professeurs des écoles et des instituteurs, le SNUIPP, devrait lancer une consigne d’arrêt de la mise en oeuvre des Activités Pédagogiques Complémentaires (APC). Cette consigne de résistance pédagogique sera donnée lorsque le compteur des 35 000 engagements individuels à ne plus faire l’APC sera atteint (sur le site : 
Nombreux sont ceux qui ont déjà souligné l’archaïsme et la cruauté des paroles de notre hymne national. Un chant dans lequel nous sommes invités à pourfendre « ces féroces soldats », cette « horde d’esclaves », ces « tigres sans pitié » et à soutenir « nos bras vengeurs » afin qu' »un sang impur abreuve nos sillons »…
Dans la deuxième ville de la Haute-Garonne, territoire largement urbanisé, subsistent quelques espaces forestiers, où certains appuient parfois sur la détente pendant que d’autres essaient de se détendre… Promeneurs, cyclistes, souvent à leur grande surprise, croisent parfois quelques énergumènes armés d’un fusil, membres de l’association communale de chasse. En Conseil municipal, nous avons à deux reprises, en avril 2015 et il y a encore quelques jours dénoncé l’attribution d’une subvention, même minime, à cette association qui pratique ce loisir qui consiste à tuer des animaux sauvages selon un plan de chasse préétabli.
Elle est comme ça Véronique Decker, brut de décoffrage… Pour qui l’a côtoyée ou simplement entendue parler, ça déménage et on n’est jamais déçu du voyage… A 58 ans, la directrice de l’école Marie-Curie à Bobigny, dans la cité Karl Marx, publie un recueil de ses chroniques, écrites au coeur d’une école dite « Freinet » dans la banlieue parisienne. 
