La grande farce des rythmes scolaires à Colomiers

Faut-il en rire ou en pleurer ? Les deux sans doute ! Nous pensions à Colomiers avoir tout vu, tout entendu, à propos de ce qu’on appelle encore ici « la concertation », en l’occurence celle qui a concerné les futurs rythmes scolaires applicables à la rentrée 2018. Le nouveau ministre de l’éducation nationale ayant redonné la possibilité aux communes de modifier la semaine à quatre jours et demi que Vincent Peillon avait fini par imposer dans la douleur, la ville de Colomiers a lancé au mois d’octobre une concertation qui se voulait la plus large possible. Lire la suite

Les écoles de Colomiers passeront à la semaine de 4 jours en 2018

Comme la plupart des écoles de France, les écoles de Colomiers passeront à la semaine de 4 jours à la rentrée 2018. Malgré une tradition ancienne d’organisation de la semaine scolaire à 4 jours et demi (exception faite des années 2009-2013), la ville tournera le dos à cette organisation remise en place en 2014, suite à la décision du ministre Vincent Peillon de généraliser la semaine de 4 jours et demi. Pour mémoire, la volonté du ministre était de « permettre aux enfants de mieux apprendre à l’école ». Pour cela, il souhaitait « favoriser les apprentissages fondamentaux le matin, au moment où les élèves sont les plus attentifs » et donc de faire en sorte que les élèves puissent « bénéficier de 5 matinées pour des temps d’apprentissage plus réguliers ». C’était le temps du bon sens revenu à l’heure où il était question de « refondation de l’école ». Lire la suite

Colomiers. Les horaires scolaires imposés par la mairie contestés par tous les membres de la communauté éducative, y compris le DASEN

Le conseil municipal du lundi 26 juin a retiré au dernier moment la délibération sur les horaires scolaires dans les écoles maternelles et élémentaires prévus à la rentrée. Aucune explication n’a été donnée par la maire aux conseillers municipaux présents, malgré mes demandes insistantes et les protestations de mon groupe qui a alors quitté la séance du Conseil municipal. Je publie ici un texte inspiré de l’intervention que j’avais prévue de faire sur ce sujet à l’occasion de cette délibération. Le lecteur comprendra alors les véritables raisons qui ont présidé à cette décision en apparence surprenante. Lire la suite

Vers un nouveau mouvement de résistance pédagogique chez les enseignants du primaire ?

sans-titreDans quelques jours, le principal syndicat national des professeurs des écoles et des instituteurs, le SNUIPP, devrait lancer une consigne d’arrêt de la mise en oeuvre des Activités Pédagogiques Complémentaires (APC). Cette consigne de résistance pédagogique sera donnée lorsque le compteur des 35 000 engagements individuels à ne plus faire l’APC sera atteint (sur le site : http://findesapc.snuipp.fr/ ). Et il sera atteint d’ici peu… Lire la suite

« Trop classe ! », un ouvrage sur l’école dans le 9-3 qui décoiffe…

0203161Elle est comme ça Véronique Decker, brut de décoffrage… Pour qui l’a côtoyée ou simplement entendue parler, ça déménage et on n’est jamais déçu du voyage… A 58 ans, la directrice de l’école Marie-Curie à Bobigny, dans la cité Karl Marx, publie un recueil de ses chroniques, écrites au coeur d’une école dite « Freinet » dans la banlieue parisienne.

Elle le dit dans son introduction, « je ne suis pas réputée pour mon habitude de me taire »… Et d’emblée, elle prévient : « j’ai toujours beaucoup aimé enseigner en Seine Saint-Denis ». Ce n’est donc pas un énième livre de lamentations sur la difficile condition enseignante, mais un livre de combat pour une école plus juste, ce qui prend une résonnance toute particulière dans ce département que d’aucuns jugent maudit. Et en 31 ans de carrière dans le 9-3, elle en a vu passer des instits « qui restent deux ans et qui écrivent des livres »… Elle, c’est avant de partir, qu’elle a voulu nous raconter ses histoires. Lire la suite

Lettre ouverte à la ministre de l’Education nationale

lettre-ouverteMadame la ministre,

Il y a sept ans, le 6 novembre 2008, par une lettre que j’écrivais à mon inspecteur de circonscription, j’entrais en désobéissance pédagogique, de façon transparente et assumée, contre les pseudo réformes imposées par l’un de vos prédécesseurs de droite, Xavier Darcos. Dans cette lettre intitulée « En conscience, je refuse d’obéir », j’expliquais pourquoi il était contraire à l’éthique de nos missions d’enseignant d’appliquer à la lettre des dispositifs qui allaient à l’encontre d’une école de la réussite pour tous. Il s’agissait tout particulièrement des nouveaux programmes, du dispositif de « l’aide personnalisée » et des évaluations nationales. Ces dispositifs imposés avec un surcroît d’autoritarisme heurtaient profondément la conscience de nombreux enseignants du primaire. Lire la suite

Justice pour les enseignantes grévistes de la faim de Toulouse !

arton31912-cbc63Six enseignantes du collège Bellefontaine à Toulouse avaient participé à un mouvement de grève reconductible de trois semaines au mois de décembre dernier. Comme la majorité de leurs collègues (la grève avait été suivie à 75%), elles demandaient l’application des décrets de loi sur l’éducation prioritaire qui prévoit des moyens supplémentaires pour les collèges qui expérimentent la réforme REP dont le collège Bellefontaine était préfigurateur en tant qu’établissement pilote. Une longue grève pour faire appliquer la loi, une grève pour avoir les moyens de réellement travailler dans un environnement difficile. Lire la suite

Colomiers, ville éducative ? illustration avec la question des ATSEM…

atsem« L’école est notre priorité » ne cesse de proclamer la maire de Colomiers. A travers l’exemple de la gestion actuelle des ATSEM (Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles), je voudrai souligner toute la supercherie d’un slogan de campagne alléchant, mais qui ne résiste pas une minute à un examen attentif de la réalité.

Il y a plusieurs mois, lors du Comité Technique Paritaire du 2 février 2015 la mairie a annoncé / confirmé qu’elle supprimerait un poste d’ ATSEM par école maternelle à partir de la rentrée scolaire de septembre 2015 : 9 postes sur 54, ce qui représente pas moins de 16% de l’effectif… Cette décision qui va à l’encontre des besoins réels des classes a choqué et surpris par sa brutalité. Elle va indéniablement à l’encontre du slogan de campagne…. A moins de considérer qu’avec moins, on peut faire mieux…, comme le prétendait un certain Nicolas Sarkozy lorsqu’il supprimait des dizaines de milliers de postes d’enseignants. Les socialistes columérins se seraient-ils convertis aux vertus du redéploiement, de la flexibilité et du management à la sauce de l’entreprise… ? Lire la suite