Jean-Marie Muller, 50 ans d’engagements au service de la non-violence

j-m-muller    Il y a 50 ans, le 10 octobre 1966, Jean-Marie Muller donnait sa toute première conférence publique à Orléans sur le thème « La violence et l’évangile » dans le cadre d’une rencontre oecuménique à laquelle participait notamment l’évêque d’Orléans Guy Riobé et le pasteur Miroglio, responsable de l’Eglise réformée d’Orléans. Jeune professeur de philosophie, il est alors âgé de 26 ans, Jean-Marie Muller y faisait le constat que « le monde est en état de violence » et qu’ « il est menacé par la violence jusque dans son existence même ». Il posait alors cette question qui demeure toujours d’actualité : « Face à cela, que devons-nous faire, que pouvons-nous faire ? » C’est précisément à ces questions cruciales que Jean-Marie Muller ne cesse de réfléchir depuis cinq décennies en s’efforçant de relever le formidable défi que nous lance la non-violence. Lire la suite

Faut-il n’avoir que l’amour pour parler aux canons ? par Jean-Marie Muller

muller_jmJe publie, avec son autorisation, le dernier texte de Jean-Marie Muller qui me semble mériter une large audience.

C’est par la chanson de Jacques Brel « Quand on a que l’amour » qu’a commencé cérémonie organisée le 27 novembre 2015 dans la cour de l’Hôtel des Invalides en hommage aux victimes des attentats de Paris du 13 novembre. Lire la suite

Hiroshima, notre suicide commun ?

A few steel and concrete buildings and bridges are still intact in Hiroshima after the Japanese city was hit by an atomic bomb by the U.S., during World War II Sept. 5, 1945.  (AP Photo/Max Desfor)Il y a 70 ans, le 6 août 1945, à 8h15, les Américains larguait la première bombe atomique sur la ville d’Hiroshima au Japon. Trois jours plus tard, c’était la ville de Nagasaki qui subissait un bombardement similaire. En quelques secondes, à Hiroshima, 80 000 personnes furent pulvérisées par l’explosion de la bombe. 70 000 autres personnes moururent dans les semaines qui suivirent. A Nagasaki, ce sont 40 000 personnes qui furent tuées par l’explosion atomique et 30 000 autres dans les semaines suivantes. De 1945 à nos jours, ce sont plus de 400 000 personnes qui sont mortes des nombreuses pathologies dues au souffle, aux brûlures et aux radiations.
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A propos de l’ouvrage Libérer la France des armes nucléaires de Jean-Marie Muller

La dissuasion nucléaire est encore un sujet tabou en France. Les responsables politiques, de droite comme de gauche, depuis quarante ans, manient la plus parfaite des langues de bois à son sujet, dans un déni iliberer_la_france_des_armes_nucleaire_couvnsistant et désespérant des enjeux éthiques, politiques et stratégiques que posent l’existence de ces armes de destruction massive. Ce faisant, les citoyens français n’ont jamais eu la possibilité de s’exprimer et encore moins de se prononcer sur la dissuasion nucléaire.

Un livre (1) vient enfin rompre cet apparent consensus français. Jean-Marie Muller (2), dans un éloquant, mais rigoureux plaidoyer pour « libérer la France des armes nucléaires », apporte tous les éclairages nécessaires pour délégitimer l »idole nucléaire ». Lire la suite

Vers une culture de non-violence

2703305036Le 10 novembre 1998, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies a adopté une résolution qui  » proclame la pé’riode 2001-2010 décennie internationale de promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde « . Cependant, en France comme ailleurs, la non-violence demeure encore largement méconnue. Son évocation suscite bien souvent le scepticisme et l’incrédulité de ceux qui se veulent  » réalistes « . Depuis près de trente ans, aussi bien à travers ses écrits que ses actions, Jean-Marie Muller tente de relever le défi de la non-violence. Ses ouvrages et ses articles ont fait de lui, au cours des années, une véritable référence intellectuelle sur la question, en France et au-delà.

La publication, dans ce volume, d’une sélection de ses articles permettra au lecteur de se faire une juste idée de la sagesse de la non-violence qu’il présente comme une alternative raisonnable à  » l’idéologie de la violence nécessaire, légitime et honorable « .

En préambule à ce recueil, Alain Refalo a questionné Jean-Marie Muller sur les principaux aspects de la philosophie de la non-violence qui peut être la pierre d’angle d’une véritable culture de paix.