Pétition pour la suppression du défilé militaire du 14 juillet

Chaque année, à l’occasion de la fête nationale, le peuple est convié à venir admirer la parade des hommes vêtus d’un uniforme qui ont fait « le choix » de consacrer leur vie à l’institution militaire. Mais cette parade est aussi celle de centaines d’engins de mort, de chars, de missiles que notre pays se glorifie d’exporter aux quatre coins du monde pour le plus grand malheur des peuples qui souffrent quotidiennement de la guerre et du terrorisme.

La France est le seul pays en Europe qui maintient un tel défilé militaire qui, par ailleurs; constitue un gaspillage financier inacceptable dans un contexte de grande restriction budgétaire. Les autres pays où une telle parade a encore lieu sont des dictatures. Ce spectacle indécent et immoral, qui rend un culte aux armes de guerre, est indigne d’un pays qui prétend être fidèle aux valeurs de la fraternité, de la liberté et de la paix. Il symbolise la culture de la violence et de la guerre qui domine encore et toujours nos civilisations. Il est contraire à l’aspiration légitime des peuples à la paix.

« Quand j’entends les talons qui claquent, je vois les cerveaux qui se ferment », affirmait en connaissance de cause le maréchal Lyautey. Une démocratie digne de ce nom ne saurait perpétuer une parade qui, plus que tout, symbolise l’obéissance inconditionnelle et l’abdication des forces de la raison et de la conscience. La fête nationale devrait être l’occasion privilégiée de revisiter les fondements de notre vivre ensemble sous la bannière des valeurs de la République. Cela aurait infiniment plus de sens que de subir passivement une parade militaire d’un autre âge.

Les soussignés demandent au président de la République de supprimer le défilé militaire du 14 juillet et lui proposent de le remplacer par un rassemblement populaire pour la promotion d’une culture de la paix et de la non-violence.

Pour signer la pétition : https://www.change.org/p/pour-la-suppression-du-défilé-militaire-du-14-juillet 

Lire aussi notre article : Défilé militaire : faut-il applaudir les engins de mort ? 

Colomiers : la mairie veut vendre Belcaire…

Lors du dernier conseil municipal (lundi 18 juin), je suis intervenu à l’occasion de la délibération sur le devenir du centre de vacances de Belcaire (situé dans l’Aude) qui autorise la maire à prospecter en vue de vendre cet ensemble immobilier qui a vu passer des générations d’enfants columérins durant des séjours d’été mémorables. C’était l’occasion de faire le lien avec le sentiment de perte d’identité que ressentent beaucoup de columérins du fait de l’évolution de leur ville.  Lire la suite

Vers une France au garde à vous ?

Régression des libertés, répression disproportionnée des manifestations, retour du service national, uniformes à l’école, la France de Macron dérive ostensiblement vers une France au garde à vous. Il est temps de sonner l’alarme, non pas le clairon, mais l’alarme citoyenne pour enrayer la machine étatique à produire de l’obéissance inconditionnelle et par conséquent de la résignation complice des injustices économiques et sociales.

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La non-violence dans la révolution syrienne

Nous l’avons oublié, mais la Syrie a connu dès le printemps 2011 l’un des plus importants mouvements populaires non-violents que l’histoire ait connus. L’irruption de cette résistance civile, après la chute des dictateurs en Tunisie et en Egypte, avait stupéfié le monde. Durant des mois et des mois, chaque semaine, le peuple syrien a manifesté à mains nues, sans violence, tout en subissant la répression la plus féroce qu’il soit de la part du régime syrien. Malgré les blessés, les morts, les arrestations et les tortures, ils ont maintenu de façon héroïque l’option de la non-violence parce qu’ils étaient convaincus qu’on ne pouvait construire la démocratie avec des armes qui la renient. Ce peuple savait que le recours à la violence les entraînerait vers un désastre. Ils étaient lucides, tragiquement lucides… Lire la suite

De la « liberté pédagogique » à la sauce Blanquer…

Ainsi donc, pour la première fois, un ministre de l’Education nationale a osé mettre sur le même plan « liberté pédagogique et anarchisme pédagogique »… « La liberté pédagogique n’a jamais été l’anarchisme pédagogique », a-t-il déclaré au journal Le Parisien, le jour où il a dévoilé plusieurs circulaires censées favoriser la bonne conduite des enseignants dans leurs classes… On serait heureux que le ministre nous donne une définition de « l’anarchisme pédagogique », concept totalement inconnu jusqu’alors. Outre qu’il révèle une conception bien restrictive de la philosophie de l’anarchisme en tant que doctrine politique…, il laisse certainement entendre que la liberté pédagogique ne doit pas être synonyme de désordre, tant dans les finalités que les pratiques des enseignants. Faut-il que ce ministre soit si peu informé de la réalité quotidienne des classes pour asséner de tel coups de massue sur la tête des enseignants du primaire ?  Lire la suite

Colomiers : les usurpatrices du conseil municipal

Lors du conseil municipal de février, la maire de Colomiers avait traité d' »usurpatrice » une ex-conseillère municipale de la majorité qui, avec deux autres élus, avait créé un nouveau groupe municipal sous l’étiquette « En marche », désormais dans l’opposition. Toutefois, sa diatribe à l’encontre de l’élue concernée aurait été plus crédible si la maire, elle-même, n’avait pas accueilli dans sa majorité, quelques mois plus tôt, une conseillère municipale élue avec le groupe de la droite. Pour l’heure, nous voulons bien reprendre à notre compte cette expression d’ « usurpatrice » pour notre tribune et verserons bien volontiers des droits d’auteur à qui de droit…  Lire la suite

Comment Martin Luther King a découvert la non-violence

On a souvent demandé à Martin Luther King comment il en était arrivé à adopter la philosophie et la stratégie de la non-violence. C’est dans son premier ouvrage, Combats pour la liberté (1958), publié après le mouvement de boycott des bus de Montgomery qui aboutit à la fin de la ségrégation raciale dans les transports publics, que King raconte son itinéraire vers la non-violence. Un itinéraire intellectuel qui devait aboutir à une puissante conviction éthique et un engagement dans la résistance non-violente tout à fait exceptionnel qui inspirent encore aujourd’hui les jeunes générations en résistance contre la prolifération des armes à feu aux Etats-Unis. Alors que nous fêtons le 50ème anniversaire de sa mort, le 4 avril 1968, le cheminement de King vers la non-violence représente un message fort qui interpelle les consciences qui veulent sortir de la spirale suicidaire de la violence. Lire la suite

Gandhi : de la « résistance passive » au satyagraha

Aujourd’hui encore, c’est souvent l’expression « résistance passive » qui est utilisée par les médias, et parfois par des associations, pour nommer un mouvement de résistance non-violente ou de désobéissance civile. Pourtant, cette expression ancienne, à forte connotation péjorative, comprend une contradiction irréductible : comment une résistance peut-elle être passive, alors que l’idée de résistance implique l’action ? Il semble bien que seule la résistance armée ou violente, pour l’idéologie dominante, puisse être considérée comme une résistance réellement active. Un petit retour en arrière permet de situer les enjeux de cette expression que Gandhi a lui-même utilisée avant de l’abandonner dès 1908… Lire la suite