Il y avait quelque chose de réjouissant, ce jeudi 5 novembre, à se retrouver dans les rues de Toulouse. Quelque chose qui faisait chaud au cœur et qui redonnait confiance dans la capacité des citoyens à ne pas tout accepter. Le préfet avait interdit le parcours de la manifestation vers le centre-ville ? Qu’importe !
Certains discours nous marquent parce qu’ils expriment, avec une force rare, ce que beaucoup ressentent confusément sans toujours parvenir à le formuler. Celui prononcé vendredi 30 octobre par Ali Rabeh, maire de Trappes, devant une foule immense rassemblée contre le racisme, appartient assurément à cette catégorie. Un discours de colère et de dignité, mais aussi de lucidité et de courage. Un discours qui ne se contente pas de dénoncer, mais qui interpelle les consciences. Avec cette injonction, répétée comme une antienne : « Ouvrez les yeux ! »
Par ce texte collectif, nous souhaitons réagir à la violence subie par des manifestant.es souvent jeunes et à l’instrumentalisation d’autres violences commises en marge des manifestations qui invisibilisent le message politique et la souffrance sociale de nombre de nos concitoyen.nes. Cette prise deparole publiqueentend réaffirmerque la non-violence est une stratégie de luttecapabled’amplifier la mobilisation et d’imposer le dialogue sur les revendicationsexprimées par le mouvement social.
Depuis plusieurs semaines, le pouvoir politique cherche désespérément les instigateurs du mouvement lycéen. Les accusations fusent de tous côtés, pointant directement les « manœuvres » de la France Insoumise qui aurait encouragé les jeunes à manifester et à bloquer leurs établissements. On parle de « manipulation », d’ « instrumentalisation », d’ « agitateurs professionnels » et de « récupération ». Il faut absolument trouver les coupables !
Une police républicaine n’est pas simplement une police placée sous l’autorité de la République. Elle est une police qui protège les citoyens, garantit leurs libertés, fait respecter la loi et n’emploie la force physique qu’en dernier recours, lorsqu’elle est nécessaire et proportionnée. Elle protège l’ordre public, certes, mais cet ordre n’a de sens que s’il permet l’exercice des libertés publiques.
Il faut savoir reconnaître les évolutions lorsqu’elles se produisent, y compris là où on ne les attendait pas nécessairement. Depuis plusieurs jours, alors que la mobilisation des lycéens s’est accompagnée ici et là d’incendies, de dégradations et d’affrontements avec les forces de l’ordre, Jean-Luc Mélenchon et plusieurs responsables de La France insoumise ont appelé explicitement les jeunes mobilisés à recourir à des « méthodes de lutte non violentes ».
Il y a quelque chose de profondément inquiétant et révoltant dans les images qui nous parviennent depuis quelques jours des lycées français. Des adolescents manifestent devant leur établissement. Et que voit-on ? Face à eux, des policiers en tenue antiémeute, avec matraques et grenades lacrymogènes. Et des centaines d’interpellations. À Saint-Ouen-l’Aumône, un lycéen a été grièvement blessé au visage par le tir d’un lance-grenade policier. Une enquête de l’IGPN a été ouverte.
Le nouveau numéro d’Alternatives non-violentes, paru en septembre 2026, ouvre un chantier encore peu exploré : celui de l’intervention sociale pensée à partir de la non-violence. Sous le titre « Le social,un chantier pour la non-violence », le dossier part d’un constat simple : si la non-violence est volontiers associée aux luttes politiques, elle l’est beaucoup moins au travail social. Pourtant, les institutions sociales et médico-sociales sont des lieux où se croisent vulnérabilités, conflits, contraintes, rapports de pouvoir et parfois violences institutionnelles.
Marine Tondelier a déclaré qu’en cas de victoire du Rassemblement national à l’élection présidentielle, elle espérait des actes de désobéissance civile auxquels elle serait elle-même prête à participer.Aussitôt, elle fut accusée de refuser le verdict des urnes. Pourtant,il est des circonstances où désobéir au pouvoir ne signifie pas refuser la démocratie, mais empêcher qu’elle soit vidée de sa substance.
Le 14 août dernier, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré attendre qu’« au moins 30 000 occupants soient éliminés » au cours du mois d’août. Quelques jours auparavant, il s’était félicité que 30 272 soldats russes aient été mis hors de combat en juillet par les seuls drones ukrainiens. Ce chiffre, précisait-il, incluait les morts et les blessés graves et ne retenait que les cas attestés par des images. Au début de l’année, le ministre ukrainien de la Défense avait fixé un objectif encore plus effrayant : parvenir à « éliminer » 50 000 soldats russes chaque mois.
L’aboutissement d’un combat non-violent porté durant près de trente ans par Ogarit Younan et Walid Slaybi.
Le 11 août 2026 restera une date majeure dans l’histoire du Liban et dans celle du combat universel pour les droits humains. Ce jour-là, le Parlement libanais a adopté la loi abolissant la peine de mort pour tous les crimes. Son premier article tient en une phrase d’une admirable netteté : « La peine de mort est abolie de toutes les lois libanaises. » Les condamnations déjà prononcées devront être commuées en peines de réclusion à perpétuité.
Le texte doit encore être promulgué par le président Joseph Aoun et publié au Journal officiel pour entrer en vigueur, mais la décision politique et législative est désormais acquise.
A propos de l’ouvrageGandhi La solution est en nousde Freddy Stoof et Louis Campana, illustration de Marc Ingrand. Association Gandhi International.
Et si le XXᵉ siècle avait écouté Gandhi ? Et si l’humanité avait choisi une autre voie que celle de la puissance militaire, de la croissance sans limites et de la domination technologique ? C’est à partir de cette question vertigineuse que cet ouvrage original propose une réflexion aussi stimulante qu’inattendue sur notre rapport à la modernité.