Par ce texte collectif, nous souhaitons réagir à la violence subie par des manifestant.es souvent jeunes et à l’instrumentalisation d’autres violences commises en marge des manifestations qui invisibilisent le message politique et la souffrance sociale de nombre de nos concitoyen.nes. Cette prise de parole publique entend réaffirmer que la non-violence est une stratégie de lutte capable d’amplifier la mobilisation et d’imposer le dialogue sur les revendications exprimées par le mouvement social.
Lire la suiteJ’ai trouvé le véritable instigateur du mouvement lycéen !
Depuis plusieurs semaines, le pouvoir politique cherche désespérément les instigateurs du mouvement lycéen. Les accusations fusent de tous côtés, pointant directement les « manœuvres » de la France Insoumise qui aurait encouragé les jeunes à manifester et à bloquer leurs établissements. On parle de « manipulation », d’ « instrumentalisation », d’ « agitateurs professionnels » et de « récupération ». Il faut absolument trouver les coupables !

La police française est-elle toujours républicaine ?
Une police républicaine n’est pas simplement une police placée sous l’autorité de la République. Elle est une police qui protège les citoyens, garantit leurs libertés, fait respecter la loi et n’emploie la force physique qu’en dernier recours, lorsqu’elle est nécessaire et proportionnée. Elle protège l’ordre public, certes, mais cet ordre n’a de sens que s’il permet l’exercice des libertés publiques.

LFI, Mélenchon : la non-violence entre dans le langage de la lutte
Il faut savoir reconnaître les évolutions lorsqu’elles se produisent, y compris là où on ne les attendait pas nécessairement. Depuis plusieurs jours, alors que la mobilisation des lycéens s’est accompagnée ici et là d’incendies, de dégradations et d’affrontements avec les forces de l’ordre, Jean-Luc Mélenchon et plusieurs responsables de La France insoumise ont appelé explicitement les jeunes mobilisés à recourir à des « méthodes de lutte non violentes ».

Quand la République envoie la police à sa jeunesse
Il y a quelque chose de profondément inquiétant et révoltant dans les images qui nous parviennent depuis quelques jours des lycées français. Des adolescents manifestent devant leur établissement. Et que voit-on ? Face à eux, des policiers en tenue antiémeute, avec matraques et grenades lacrymogènes. Et des centaines d’interpellations. À Saint-Ouen-l’Aumône, un lycéen a été grièvement blessé au visage par le tir d’un lance-grenade policier. Une enquête de l’IGPN a été ouverte.

Le social, un chantier pour la non-violence
Le nouveau numéro d’Alternatives non-violentes, paru en septembre 2026, ouvre un chantier encore peu exploré : celui de l’intervention sociale pensée à partir de la non-violence. Sous le titre « Le social, un chantier pour la non-violence », le dossier part d’un constat simple : si la non-violence est volontiers associée aux luttes politiques, elle l’est beaucoup moins au travail social. Pourtant, les institutions sociales et médico-sociales sont des lieux où se croisent vulnérabilités, conflits, contraintes, rapports de pouvoir et parfois violences institutionnelles.

Désobéir pour défendre la démocratie ?
Marine Tondelier a déclaré qu’en cas de victoire du Rassemblement national à l’élection présidentielle, elle espérait des actes de désobéissance civile auxquels elle serait elle-même prête à participer. Aussitôt, elle fut accusée de refuser le verdict des urnes. Pourtant, il est des circonstances où désobéir au pouvoir ne signifie pas refuser la démocratie, mais empêcher qu’elle soit vidée de sa substance.

Quand la guerre déshumanise aussi celui qui se défend
Le 14 août dernier, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré attendre qu’« au moins 30 000 occupants soient éliminés » au cours du mois d’août. Quelques jours auparavant, il s’était félicité que 30 272 soldats russes aient été mis hors de combat en juillet par les seuls drones ukrainiens. Ce chiffre, précisait-il, incluait les morts et les blessés graves et ne retenait que les cas attestés par des images. Au début de l’année, le ministre ukrainien de la Défense avait fixé un objectif encore plus effrayant : parvenir à « éliminer » 50 000 soldats russes chaque mois.

Au Liban, la justice ne tuera plus
L’aboutissement d’un combat non-violent porté durant près de trente ans par Ogarit Younan et Walid Slaybi.
Le 11 août 2026 restera une date majeure dans l’histoire du Liban et dans celle du combat universel pour les droits humains. Ce jour-là, le Parlement libanais a adopté la loi abolissant la peine de mort pour tous les crimes. Son premier article tient en une phrase d’une admirable netteté : « La peine de mort est abolie de toutes les lois libanaises. » Les condamnations déjà prononcées devront être commuées en peines de réclusion à perpétuité.

Le texte doit encore être promulgué par le président Joseph Aoun et publié au Journal officiel pour entrer en vigueur, mais la décision politique et législative est désormais acquise.
Lire la suiteGandhi face à la modernité : une uchronie pour penser notre avenir
A propos de l’ouvrage Gandhi La solution est en nous de Freddy Stoof et Louis Campana, illustration de Marc Ingrand. Association Gandhi International.
Et si le XXᵉ siècle avait écouté Gandhi ? Et si l’humanité avait choisi une autre voie que celle de la puissance militaire, de la croissance sans limites et de la domination technologique ? C’est à partir de cette question vertigineuse que cet ouvrage original propose une réflexion aussi stimulante qu’inattendue sur notre rapport à la modernité.

Le jour où l’extrême droite a gagné deux fois
Il est des jours qui condensent une époque. Le mardi 7 juillet 2026 restera peut-être comme l’un de ceux-là. Deux événements, apparemment distincts, se sont télescopés en quelques heures. Leur rapprochement dessine un paysage politique suffisamment inquiétant pour que nous refusions de détourner le regard.

Le sourire de Mbappé
Nombreux sont ceux qui ont salué l’attitude exemplaire de Kylian Mbappé lors du match de coupe du monde de football France – Paraguay, samedi dernier. Dans un contexte d’adversité brutale, le capitaine de l’équipe de France a répondu aux provocations par le calme, le sourire et l’absence de tout geste violent. Certains ont même reconnu qu’à sa place, dans le même contexte, ils n’auraient peut-être pas su résister à la tentation de rendre coup pour coup. C’est dire la grande maîtrise de soi dont il a fait preuve.


