Nombreux sont ceux qui ont déjà souligné l’archaïsme et la cruauté des paroles de notre hymne national. Un chant dans lequel nous sommes invités à pourfendre « ces féroces soldats », cette « horde d’esclaves », ces « tigres sans pitié » et à soutenir « nos bras vengeurs » afin qu' »un sang impur abreuve nos sillons »…
Et pourtant de cérémonies officielles en manifestations sportives, notre pays continue de jouer cette chanson qui à l’origine était un chant de guerre, restant sourd aux étonnements et indignations légitimes qu’il suscite tant en France qu’à l’étranger. Lire la suite
Dans la deuxième ville de la Haute-Garonne, territoire largement urbanisé, subsistent quelques espaces forestiers, où certains appuient parfois sur la détente pendant que d’autres essaient de se détendre… Promeneurs, cyclistes, souvent à leur grande surprise, croisent parfois quelques énergumènes armés d’un fusil, membres de l’association communale de chasse. En Conseil municipal, nous avons à deux reprises, en avril 2015 et il y a encore quelques jours dénoncé l’attribution d’une subvention, même minime, à cette association qui pratique ce loisir qui consiste à tuer des animaux sauvages selon un plan de chasse préétabli.
Elle est comme ça Véronique Decker, brut de décoffrage… Pour qui l’a côtoyée ou simplement entendue parler, ça déménage et on n’est jamais déçu du voyage… A 58 ans, la directrice de l’école Marie-Curie à Bobigny, dans la cité Karl Marx, publie un recueil de ses chroniques, écrites au coeur d’une école dite « Freinet » dans la banlieue parisienne. 
Il y a vingt ans, au mois de mai 1996, nous apprenions la mort de sept moines trappistes du monastère de Tibhirine. Ils avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars par un groupe armé. Nous ne savons toujours rien de précis sur les circonstances de leur mort, ni sur leur date exacte. Celle-ci avait soulevé une grande émotion, au-delà du pays, l’Algérie, où ils avaient choisi de vivre. Mais que savons-nous au juste du sens de leur engagement au coeur d’un pays alors tourmenté et meurtri par la violence et la guerre ?
Lors de la campagne des municipales de 2014, la majorité au pouvoir à Colomiers fustigeait l’idée d’une police municipale à Colomiers. Elle ironisait sur les positions soit disant électoralistes et démagogues de ses concurrents, à gauche et à droite, qui préconisaient la création d’une telle police dans la deuxième ville de la Haute-Garonne. « La police municipale est une illusion », déclarait même le futur maire-adjoint à la sécurité. En réalité, l’idée d’une police municipale pointait tout naturellement du doigt la nécessité de prendre en compte la montée de la délinquance, des incivilités et des cambriolages à Colomiers, ce qui était nié à l’époque par ceux qui sont au commande aujourd’hui. Pour des raisons électorales et démagogues, la montée de l’insécurité était tout simplement occultée en 2014 par l’actuelle maire.
Remarque : La plupart des phrases de cette lettre imaginaire sont extraites, adaptées ou inspirées des ouvrages de Léon Tolstoï, notamment
Il faut souligner le courage de la CGT-Info’Com dans cette affaire. Seule la vérité dérange, semble-t-il, à en juger par les cris d’orfraie de la classe politique, les concerts d’hypocrisies de l’institution policière et de ses syndicats et la condamnation quasi unanime des médias. Peut-on dans ce pays dénoncer les violences le plus souvent disproportionnées de la police, violences d’une institution de l’Etat dont la fonction première devrait être, comme l’affirme l’affiche, de protéger les citoyens et non de les frapper ? La liberté d’expression, tant célébrée après Charlie, a des limites. En France, on ne touche pas à la police, comme on ne touche pas à l’armée… Notre pays demeure un pays qui, intrinsèquement, ne supporte pas la remise en cause de ses institutions, la défiance envers ceux qui nous gouvernent et la désobéissance civile aux lois injustes.
Il est des livres rares qui lorsqu’on les referme, outre l’irrésistible envie de le relire immédiatement, vous invite à rendre grâce à l’intelligence de son auteur, à ses lumières. « Murmures à la jeunesse » de Christiane Taubira est l’un de ces livres, que j’ai lu avec avidité, avec gourmandise, avec gravité, mais aussi avec beaucoup de bonheur. Car peu d’hommes et de femmes politiques écrivent avec une telle prestance, une telle beauté du langage et de l’écriture, une telle force de conviction.
François Hollande a signé, lundi 25 janvier à New Delhi, un protocole d’accord pour la vente de 36 avions de combat Rafale à l’Inde avec le premier ministre indien. Bien que la vente ne soit pas encore formellement acquise, c’était l’objectif principal de ce voyage. Dans les médias, il n’est question que de ce possible contrat bien juteux et les dirigeants français font tout leur possible pour qu’il se concrétise…
J’ai adhéré aux Verts en avril 2010 juste après les élections régionales où j’étais le co-président (avec Eva Joly) du comité de soutien à la liste écologiste menée par Gérard Onesta en Midi-Pyrénées. « Le désobéisseur et le magistrat » étaient ainsi réunis selon une formule originale voulue par la tête de liste écologiste. Cinq ans plus tard, quelques jours après les élections régionales de décembre 2015, je quitte EELV où j’ai été un membre actif.
Après l’attentat d’Oslo et le massacre d’Utoya en juillet 2011, Jens Stoltenberg, le premier ministre norvégien, avait déclaré : « Vous ne détruirez pas la démocratie et notre travail pour un monde meilleur. Nous allons répondre à la terreur par plus de démocratie, plus d’ouverture, plus de tolérance ». Ce courageux message doit nous inspirer. Il doit nous inspirer pour que nous sachions maintenir la flamme fragile de l’espérance dans ce monde qui n’en finit pas de montrer sa face la plus hideuse.