Ecologiste, voici pourquoi j’ai rejoint le Rassemblement des Ecologistes pour le Vivant (REV)

Dès sa fondation, en février 2018, j’ai adhéré au REV, le Rassemblement des Ecologistes pour le Vivant. Je ne pensais pas vouloir adhérer à nouveau à un parti politique, tant les déceptions furent grandes ces dernières années avec Europe Ecologie-Les Verts dont je fus membre de 2010 à 2015. Ce nouveau mouvement, initié par Aymeric Caron, apporte l’authenticité et la radicalité que l’écologie politique, disons politicienne, a perdu ses dernières années au gré des ambitions personnelles et des alliances contre-nature. Retour sur un engagement marqué par l’écologie et la non-violence et sur les raisons de mon adhésion au REV, avec quelques perspectives pour demain…  Lire la suite

Colomiers : la taille des écoles, un handicap structurel pour la réussite des élèves

La future école élémentaire Simone Weil, dans le quartier des Marots, comprendra 15 classes. La municipalité poursuit donc dans la construction d’écoles maternelles et élémentaires à taille surdimensionnée. Dans l’agglomération toulousaine, Colomiers est sans doute la seule ville d’importance à maintenir ou construire des écoles de plus de 14 classes. Cette orientation structurelle a de graves conséquences sur le climat scolaire qui se dégrade, sur le travail en équipe de plus en plus difficile, sur la réussite des élèves qui devient un slogan bien loin des réalités. Et la réalité, c’est que la population scolaire a fortement évolué ces dernières années, avec davantage d’élèves en difficulté d’apprentissage, et pour beaucoup au comportement inadapté à la structure scolaire. Lire la suite

Non-violence et décroissance : essai de convergence en quelques mots

Tout comme la décroissance, la non-violence est un processus, un chemin et non pas une finalité, encore moins un dogme. Les deux mots « non-violence » et « décroissance », que nous associons volontiers, sont des termes « négatifs » qui existent par ce à quoi ils s’opposent directement : la violence et la croissance. Ils permettent de nommer clairement la démarche de rupture engagée avec l’ordre établi, qu’il soit politique ou économique. Les deux mots expriment la décision et la volonté de sortir des logiques oppressives et mortifères qui fondent les systèmes dominants. Lire la suite

18 avril 1919, Gandhi forge le mot « non-violence », traduction de « ahimsa »

Nous sommes en février 1919. Gandhi est rentré d’Afrique du Sud depuis près de cinq ans. Il a expérimenté avec succès le satyagraha, forme de résistance civile où la désobéissance aux lois injustes tient une place centrale. Sa notoriété est déjà grande en Inde. Le gouvernement britannique envisage de promulguer les lois « Rowlatt » qui prévoient d’autoriser l’arrestation et l’emprisonnement, sans procès, des « agitateurs »; ainsi sont désignées toutes les personnes soupçonnées de porter atteinte à la sécurité de l’Etat. Pour Gandhi, ces lois remettent en cause les principes élémentaires de justice et les libertés civiques. Il estime impossible que le peuple s’y soumette. Lire la suite

A propos d’une citation faussement attribuée à Gandhi… « D’abord ils vous ignorent, ensuite il vous raillent, ensuite ils vous combattent et enfin, vous gagnez »

Dans son émission « Le vrai du faux » sur France info (27 mars), le journaliste Antoine Krempf fait remarquer que de nombreux responsables politiques utilisent une fausse citation de Gandhi. Il fait notamment référence à Nicolas Dupont Aignan qui, la veille, déclarait sur Europe 1, à propos de ses chances pour les élections européennes : « Il y a une très belle phrase de Gandhi : Au début, ils vous ignorent, ensuite ils se moquent de vous, après ils vous combattent et enfin, vous gagnez« . Visiblement fier d’enrôler le libérateur de l’Inde sous sa bannière et ne doutant pas de sa capacité à faire un bon score, il ajoutait : « J’en suis au stade où ils m’ont ignoré pendant beaucoup d’années, ils se sont moqués de moi et ils me combattent. C’est très bon signe, je le prends comme honneur ».  Lire la suite

Pour la planète, le choix de la lutte non-violente

Les citoyens sont entrés en résistance et pas seulement pour des questions de pouvoir d’achat. Le mouvement des gilets jaunes traduit une aspiration à davantage de justice sociale et de participation démocratique. Dans le même temps, toute une partie de la société civile est en lutte pour défendre l’avenir de la planète, le climat, notre environnement, notre santé. Ces multiples résistances se rejoindront le 16 mars dans la « marche du siècle » qui ne sera pas un aboutissement, mais une étape supplémentaire dans la lutte pour la sortie du système dominant, économique et politique, qui a fait faillite. Ce mouvement civique doit être fermement et résolument ancré dans la non-violence, telle est l’insistance privilégiée de notre tribune qui se veut une contribution à la clarification de ce qu’est la lutte non-violente. Lire la suite

Il y a 70 ans, Paul Ricoeur soulignait l’efficacité de la non-violence dans l’histoire

En février 1949, le philosophe Paul Ricoeur publie dans la revue Esprit un article intitulé « L’homme non-violent et sa présence à l’histoire1 » qui connait une large audience. Cet article de Ricoeur fait suite à la publication par Arthur Koestler de Le yogi et le Commissaire2 dont il a donné une longue recension critique en janvier 1949 dans la revue Christianisme social sous le titre « Le yogi, le commissaire et le prophète ». Dans cet article de février 1949, Paul Ricoeur se demande « à quelles conditions le non-violent peut-il être autre chose qu’un yogi au sens de Koestler, qu’un pur en marge de l’histoire ?3 » Cette question, Paul Ricoeur se la pose, en étant d’emblée convaincu qu’ « il y a une valeur possible de la non-violence ou de formes non-violentes de résistance ». Lire la suite

Enseignant, j’ai été sanctionné pour « manquement au devoir de réserve » : 10 ans après, mon témoignage.

Le ministre Blanquer en a visiblement assez de ces enseignants qui s’expriment sur les réseaux sociaux, sur des blogs et des sites internet et qui se permettent de porter un regard critique sur la politique scolaire du gouvernement, sur les circulaires et décrets imposés par le ministère… L’article 1 de la future loi Blanquer ne vise rien moins qu’à les faire taire et à sanctionner tous ceux qui oseraient critiquer l’institution scolaire. Cette volonté d’attenter à la liberté d’expression des enseignants n’est pas nouvelle. Pour ce qui me concerne, c’est notamment pour des faits dits de « manquement au devoir de réserve » que j’ai été sanctionné il y a dix ans. Lire la suite

La militarisation de l’école est en marche

Une ingénieure en chef de l’armement au grade de colonel vient d’être nommée à la tête du service de l’instruction publique et de l’action pédagogique de la Dgesco (Direction générale de l’enseignement scolaire). Comme le souligne Le Café Pédagogique, « elle portera à la Dgesco les réformes ministérielles. Etant numéro 2 de la Dgesco, elle pilotera les examens, dirigera les écoles et établissements du socle commun et des lycées, ainsi que la formation des enseignants. Il lui reviendra donc de faire appliquer les réformes pédagogiques du ministère ». Il manquait certainement dans les ressources humaines du ministère des personnes compétentes pour ce poste… On est donc allé chercher au sein des écoles militaires une professeure au département mécanique qui est également directrice des études de l’École polytechnique. Lire la suite

11 novembre : « la commémoration de la sottise et du crime », et de la servitude volontaire…

Alors qu’on lui demandait de célébrer en 1968 le cinquantième anniversaire de « la victoire de 1918 », l’écrivain Jean Guéhenno écrivit : « Il est clair désormais depuis longtemps que mes camarades ne sont morts que parce que l’Histoire est souvent bête et criminelle et ce cinquantenaire ne peut être que la commémoration de la sottise et du crime ». 50 ans plus tard, certains voudraient encore faire du 11 novembre la célébration de la victoire de la France…
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Linky à Colomiers : la mauvaise foi de la maire au conseil municipal

Le conseil municipal du jeudi 18 octobre a encore illustré ce que nous avions dénoncé il y a déjà trois ans sur ce blog, à savoir le caractère anti-démocratique de la posture de la maire de Colomiers (voir ici) dans les débats du Conseil municipal. Lors de ce conseil, la municipalité présentait un avis présentant sa position sur les compteurs Linky et formulant un certain nombre de demandes à Enedis (droit à l’information, droit au respect de la propriété privée…). Le groupe Vivre Mieux à Colomiers avait prévu d’intervenir à deux voix. C’est ainsi que prenant la parole en premier, j’annonçais que M. Jimena s’exprimerait également en suivant. Je vais d’abord transcrire dans cet article ce que j’ai dit, puis les réponses de la maire et enfin je développerais mes commentaires à ses réponses et plus largement à cette nouvelle séquence anti-démocratique du conseil municipal. Lire la suite

Evaluations nationales : c’est la capacité de soumission des enseignants qui est évaluée !

De nombreuses voix se sont élevées pour condamner les évaluations nationales CP et CE1 de cette rentrée. Inutile de rappeler les nombreux griefs énoncés à l’encontre de ces tests chronophages qui n’ont rien de scientifique, contrairement à ce que croit pouvoir affirmer le ministre Blanquer.

A l’heure où la saisie des résultats se termine et où les inspecteurs battent le rappel dans les écoles (en mentionnant par voie de mail le pourcentage des saisies réalisées par classe en temps réel !), la question qui se pose est de savoir si le véritable test ne concernait pas avant tout les enseignants eux-mêmes. Lire la suite