11 novembre : « la commémoration de la sottise et du crime », et de la servitude volontaire…

Alors qu’on lui demandait de célébrer en 1968 le cinquantième anniversaire de « la victoire de 1918 », l’écrivain Jean Guéhenno écrivit : « Il est clair désormais depuis longtemps que mes camarades ne sont morts que parce que l’Histoire est souvent bête et criminelle et ce cinquantenaire ne peut être que la commémoration de la sottise et du crime ». 50 ans plus tard, certains voudraient encore faire du 11 novembre la célébration de la victoire de la France…
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11 novembre : les fusillés pour l’exemple doivent être réhabilités !

critique-les-sentiers-de-la-gloire-kubrick1Pendant la première guerre mondiale, on estime que plus de 650 soldats français ont été passés par les armes par la hiérarchie militaire. Le code militaire de l’époque était très clair : l’abandon de poste en présence de l’ennemi, le refus d’obéissance, la voie de faits sur supérieur et la révolte ou mutinerie étaient passibles de la peine capitale. En général, l’instruction était bâclée et un conseil de guerre rapidement réuni prononçait la terrible sentence sans que l’accusé ait pu se défendre. La plupart des exécutions ont eu lieu au tout début de la guerre : 206 d’août à décembre 1914, 296 pour toute l’année 1915, 136 en 1916, 89 en 1917, 14 en 1918. Mais lors des grandes mutineries de 1917 impliquant plusieurs dizaines de milliers de militaires, « seulement » une trentaine de soldats furent fusillés. Lire la suite