La non-violence dans la révolution syrienne

Nous l’avons oublié, mais la Syrie a connu dès le printemps 2011 l’un des plus importants mouvements populaires non-violents que l’histoire ait connus. L’irruption de cette résistance civile, après la chute des dictateurs en Tunisie et en Egypte, avait stupéfié le monde. Durant des mois et des mois, chaque semaine, le peuple syrien a manifesté à mains nues, sans violence, tout en subissant la répression la plus féroce qu’il soit de la part du régime syrien. Malgré les blessés, les morts, les arrestations et les tortures, ils ont maintenu de façon héroïque l’option de la non-violence parce qu’ils étaient convaincus qu’on ne pouvait construire la démocratie avec des armes qui la renient. Ce peuple savait que le recours à la violence les entraînerait vers un désastre. Ils étaient lucides, tragiquement lucides… Lire la suite

Gardarem la Menuda ! Plaidoyer pour une résistance non-violente au projet de méga-centre commercial Val Tolosa

Depuis plus de 10 ans, des citoyens de l’agglomération toulousaine s’opposent avec détermination à l’implantation d’un hyper centre commercial, initialement « Les portes de Gascogne », aujourd’hui Val Tolosa, sur la commune de Plaisance du Touch. Tout récemment, à deux reprises, le collectif a su empêcher le démarrage de traMenudevaux, décidés de façon illégale par le maire, sur la zone de la Ménude. Spontanément, plusieurs dizaines de personnes ont fait face aux engins, obligeant ainsi les ouvriers à rentrer chez eux. Ces deux premières victoires symboliques sont importantes. Elles renforcent notre détermination à ne rien céder sur le terrain. Et tout récemment, sur le plateau, une première formation à l’action non-violente a été organisée afin de se préparer aux prochaines mobilisations.

Ce projet démentiel de méga-centre commercial symbolise toute la violence du système économique mondialisé. L’ordre économique dominant, nous le savons, est profondément inégalitaire, inéquitable, injuste. Cet ordre dicté par la doctrine néolibérale s’appuie sur la libéralisation des échanges, la déréglementation et la privatisation du commerce international. Les entreprises transnationales, comme celle qui veut implanter ce centre commercial, exigent la libre circulation des marchandises, des investissements et des capitaux financiers. Le drame, c’est que le pouvoir politique est aujourd’hui impuissant à contrôler et réguler le pouvoir économique. C’est la démocratie qui est en danger car le pouvoir économique efface progressivement le pouvoir politique. Lire la suite