« Tolstoï fut l’homme le plus véridique de son temps. Sa vie fut marquée par un effort constant et acharné pour chercher la vérité et la mettre en pratique une fois trouvée. Il n’essaya jamais de cacher la vérité ou de l’atténuer. Au contraire, il osa l’exposer intégralement aux yeux de tous, sans équivoque ni compromis ; aucune puissance au monde ne l’en aurait détourné. Tolstoï est le plus grand apôtre de la non-violence que notre époque ait connu. Personne en Occident, avant lui ou depuis, n’a écrit ou parlé au sujet de la non-violence d’une manière si magistrale, et avec autant d’insistance, de pénétration et de perspicacité. » Ce remarquable hommage, il est de la plume de Gandhi lui-même, à l’occasion du centenaire de la naissance de Léon Tolstoï en 1928. A l’occasion de la publication de deux ouvrages d’écrits (philosophiques et littéraires) introuvables de Tolstoï sur lesquels nous reviendrons prochainement1, j’inaugure une nouvelle rubrique sur ce blog qui comprendra le résultat de mes recherches sur le grand écrivain de la terre russe, prélude à un important ouvrage que j’envisage pour le bi-centenaire de la mort de Tolstoï (en 2028).
1Tolstoï, Les insurgés, Cinq récits sur le tsar et la révolution, Gallimard, coll. Folio classique, 2017, 256 p. / Tolstoï, Le refus d'obéissance, Ecrits sur la révolution, Ed. L'Echappée-Le pas de côté, 2017, 224 p.

La députée LREM Monique Iborra fait aujourd’hui parler d’elle suite à l’enquête menée par
« Connaissez-vous Henry David Thoreau ? », cette question, c’est Romain Rolland qui la posait à une amie dans une correspondance datant de 1921. Cette année-là, Romain Rolland venait de découvrir un ouvrage d’un personnage inconnu alors en France, Henry David Thoreau. Cet ouvrage, le tout premier traduit et édité en Français sous le titre « Désobéir » était un recueil de textes politiques de l’écrivain américain. Sa première impression à la lecture de ces textes fut de dire : « C’est superbe ! Ce devrait être la bible de toutes les consciences fortes qui refusent d’obéir aux injustices de l’Etat »… En l’espace d’une phrase, le grand Romain Rolland avait tout dit. L’écrivain français était déjà à l’époque le biographe de Tolstoï, lui-même un dissident avant l’heure. Et il allait quelques années plus tard publier la première biographie de Gandhi en français.
Sans doute, peut-il apparaître provocateur de parler aujourd’hui de « non-violence » ou de « lutte non-violente » tant notre actualité, mais aussi notre Histoire commune semblent dominées par la violence, la guerre, le terrorisme, les massacres, les génocides. Le mot de « non-violence » lui-même semble inaudible dans ce contexte où les médias nous donnent à voir chaque jour le spectacle de la violence et de la guerre. Le mot « non-violence » apparaît encore chez beaucoup comme la négation de la violence, ou tout simplement le simple refus de la violence, c’est à dire finalement le refus de l’action. Et nous savons que l’inaction, la passivité, la résignation ne sauraient être une ligne de conduite morale qui nous permette d’avoir une attitude responsable dans notre Histoire. Le concept de « lutte non-violente », aussi, peut poser question, car dans notre culture dominante, il n’y a de place, essentiellement, que pour la lutte violente, armée. Plus exactement, il nous est difficile de concevoir une lutte qui ne serait pas violente ou armée pour faire face aux injustices, aux oppressions, aux dictatures, aux agressions contre un peuple, un territoire. Dans notre culture, il est impensable que la non-violence, la lutte non-violente puisse jouer un rôle significatif, puisse avoir une prise sur les évènements, puisse être d’une quelconque efficacité. Nous avons intériorisé que seule la violence, la lutte armée, la guerre sont les seuls instruments nécessaires, légitimes pour combattre efficacement un agresseur, pour défendre les valeurs essentielles lorsque celles-ci sont menacées.
Par un arrêt du 13 juillet 2017, la cour administrative d’appel de Bordeaux a confirmé la décision prise par le tribunal de Toulouse dans un jugement du 8 avril 2016 qui annulait l’autorisation que le préfet avait accordée le 29 août 2013 pour détruire ou déplacer une centaine d’espèces protégées sur le site du centre commercial Val Tolosa, en dérogation à la loi qui protège certaines espèces naturelles. L’arrêté pris par le Préfet était donc illégal.
En appui de
Le conseil municipal du lundi 26 juin a retiré au dernier moment la délibération sur les horaires scolaires dans les écoles maternelles et élémentaires prévus à la rentrée. Aucune explication n’a été donnée par la maire aux conseillers municipaux présents, malgré mes demandes insistantes et les protestations de mon groupe qui a alors quitté la séance du Conseil municipal. Je publie ici un texte inspiré de l’intervention que j’avais prévue de faire sur ce sujet à l’occasion de cette délibération. Le lecteur comprendra alors les véritables raisons qui ont présidé à cette décision en apparence surprenante. 
Lors de la primaire citoyenne, au second tour, j’ai voté Hamon, bien que n’étant pas membre du parti socialiste. A la fois pour dégager Manuel Valls de la course à la présidentielle et pour soutenir un projet novateur à gauche. Hamon apportait un bol d’air frais dans cette campagne, notamment avec sa mesure audacieuse de revenu de base universel que je soutiens depuis longtemps. Son positionnement, en rupture avec le quinquennat de Hollande, avec la ligne majoritaire du PS et en faveur de la décroissance et de la transition écologique me semblait porteur d’un réel « futur désirable » permettant à la France de tourner la page du social-libéralisme. 
Quelles sont les menaces qui pèsent sur notre démocratie ? Assurément, nous ne sommes plus au temps de la guerre froide où la menace désignée était militaire. Notre défense se situait alors clairement dans l’optique d’une invasion de l’armée soviétique. Ce schéma étant périmé, il convient d’affirmer que ce ne sont pas tant notre territoire qui est menacé par une hypothétique invasion militaire que notre démocratie. « Le territoire dont l’intégrité garantit la paix, c’est-à-dire la justice et la liberté, ce n’est pas celui de la géographie, mais celui de la démocratie, écrit justement Jean-Marie Muller ». Je propose dans cet article une réflexion sur les enjeux de la défense civile de la démocratie.