Jean-Marie Muller, penseur de la non-violence
Notre ami, Jean-Marie Muller, a quitté ce monde, le 18 décembre, à l’âge de 82 ans. Il y a cinq ans, cinquante ans après sa première conférence donnée à Orléans le 10 octobre 1966, nous présentions son parcours de militant et d’écrivain : « 50 ans d’engagements au service de la non-violence ». Aujourd’hui, son oeuvre considérable reste à découvrir ou à redécouvrir. Jean-Marie Muller, dans les quelques 40 ouvrages qu’il a publiés, a pensé la non-violence dans toute ses dimensions et toute sa complexité afin d’une part d’éclaircir tous les malentendus qu’elle évoque encore, et d’autre part pour nous inviter à faire l’option existentielle de la non-violence, en tant que sagesse et méthode d’action. Nous présentons ici quelques éléments de sa contribution exceptionnelle à la compréhension réfléchie de la non-violence.
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Judith Butler (1956 – ) est une philosophe américaine, connue dans le monde entier pour ses travaux sur le genre. Elle est professeur à l’université Berkeley depuis 1993. Depuis plusieurs années, elle développe une réflexion qui vise à renouveler l’idéal de la non-violence. Dans son nouvel ouvrage 

50 ans plus tard, la lutte des paysans du Larzac (1971-1981) contre l’extension du camp militaire demeure assurément emblématique et particulièrement exemplaire. A cette époque, on a voulu chasser des paysans vivant sur le plateau du Larzac, en Aveyron, pour que leur terre permette l’extension d’un camp de manoeuvres militaires qui préparent la guerre. Des champs cultivés pour la vie devaient se transformer en camps d’entraînement pour la mort. La symbolique extraordinaire de cette décision gouvernementale, annoncée un soir à la télévision par le ministre de la Défense en octobre 1971, a généré le plus puissant mouvement de résistance à la militarisation que la Ve République ait connu.
Ils sont rares les ouvrages de recherche en langue anglaise sur la non-violence à être traduits et publiés en France. L’éditeur Calmann Lévy l’a fait pour le livre Why civil resistance works (2011) des deux chercheuses américaines en sciences politiques Erica Chenoweth et Maria J. Stephan. Cet ouvrage remarqué et plusieurs fois primé aux Etats-Unis est publié sous le titre Pouvoir de la non-violence : Pourquoi la résistance civile est efficace, avec une préface de Jacques Sémelin. 
Entre 1960 et 1996, la France a procédé à 210 essais nucléaires atmosphériques ou souterrains en Algérie et en Polynésie française. La France a toujours nié et caché les conséquences sanitaires et environnementales de ces essais. Tout particulièrement, le niveau réel de radioactivité à laquelle la population de Polynésie française a été exposée pendant trente ans a été largement sous-évalué. 


