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21 décembre 2021

Jean-Marie Muller, penseur de la non-violence

Notre ami, Jean-Marie Muller, a quitté ce monde, le 18 décembre, à l’âge de 82 ans. Il y a cinq ans, cinquante ans après sa première conférence donnée à Orléans le 10 octobre 1966, nous présentions son parcours de militant et d’écrivain : « 50 ans d’engagements au service de la non-violence ». Aujourd’hui, son oeuvre considérable reste à découvrir ou à redécouvrir. Jean-Marie Muller, dans les quelques 40 ouvrages qu’il a publiés, a pensé la non-violence dans toute ses dimensions et toute sa complexité afin d’une part d’éclaircir tous les malentendus qu’elle évoque encore, et d’autre part pour nous inviter à faire l’option existentielle de la non-violence, en tant que sagesse et méthode d’action. Nous présentons ici quelques éléments de sa contribution exceptionnelle à la compréhension réfléchie de la non-violence.

Pour élaborer une pensée rationnelle de la non-violence, Jean-Marie Muller a la conviction qu’il est primordial de pratiquer la non-violence. Cette pratique s’inscrit dans le registre de l’action non-violente collective qui est une des dimensions de la non-violence. « Et si le philosophe n’a pas l’expérience corporelle de l’action non-violente, s’interroge-t-il, comment pourrait-il élaborer une pensée rationnelle de la non-violence ? Il faut avoir éprouvé dans son corps que l’action non-violente est possible – ce qui ne saurait signifier qu’elle est toujours victorieuse – pour parvenir à une conception claire de la philosophie de la non-violence1. » Pour penser la non-violence, il importe de la vivre. Sans ce vécu, celui qui s’efforce de penser la non-violence risque fort de n’en voir que les limites et les faiblesses éventuelles. Il lui sera difficile, voire impossible de comprendre la dynamique de la non-violence et d’en percevoir toutes ses potentialités.

Le concept de non-violence

Pour Jean-Marie Muller, l’homme est porteur de l’idée de non-violence de façon originelle, mais il n’en a pas immédiatement conscience. C’est lorqu’il fait l’expérience de la violence qu’il peut découvrir la requête de non-violence qu’il porte en lui. « C’est après avoir expérimenté la violence qu’il prend conscience de son inhumanité, de sa déraison, de son non-sens2« . C’est pourquoi Jean-Marie Muller peut affirmer que « la non-violence n’est pas la conclusion d’un raisonnement, elle n’est pas une déduction, mais une option de la raison ». Cette option veut prendre toute la mesure de l’emprise de la violence sur nos existences. « La non-violence n’est pas une idée, elle est une pensée. Elle est une pensée qui pense la violence ou, plus précisément (étymologiquement, « penser », du latin pensare, signifie peser, évaluer, apprécier), qui pèse la violence et en mesure tout le poids qui accable l’existence de l’homme. Et cette pensée découvre que la violence n’est pas une fatalité, qu’elle n’est qu’une possibilité de l’homme et que la bonté est une autre possibilité3« .

Le concept de non-violence n’est donc pas une idée abstraite ou désincarnée, ou même une belle théorie qu’il conviendrait d’appliquer, il provient d’une prise de conscience fondatrice du caractère intolérable de la violence. « Lorsque l’homme prend conscience de la violence comme d’une perversion radicale de sa relation à l’humanité, à sa propre humanité et à l’humanité de l’autre, il découvre qu’il doit lui opposer un non catégorique. Ce refus de reconnaître la légitimité de la violence fonde le concept de non-violence4. » Pour Muller, cette prise de conscience de la véritable réalité de la violence ne peut que décider l’homme à la récuser et à chercher les voies de la non-violence. Délégitimer la violence devient ainsi une démarche essentielle pour entrer dans la démarche de la non-violence.

Toute l’existence de l’homme est concernée par cette démarche car l’homme est essentiellement un être de relation. Ces relations n’auront de sens que si « elles sont libres de l’emprise de la violence ». Toutefois, la non-violence ne saurait être confondue avec la négation de la violence. Le non de « non-violence » est un non « d’indignation », nous dit Muller, qui doit se conjuguer avec le non de la révolte et de la résistance. La non-violence est bien un moyen autre que la violence qui permet de réconcilier les deux éthiques, l’éthique morale et l’éthique de responsabilité.

« Choisir la non-violence, c’est vouloir ouvrir un chemin de justice et de liberté qui permette aux hommes de se réconcilier avec leur propre humanité. C’est vouloir rompre le cycle sans fin des ressentiments, des revanches et des vengeances. Choisir l’action non-violente, c’est vouloir faire face aux conflits en s’efforçant de réconcilier l’exigence éthique et le réalisme politique. C’est vouloir mettre en œuvre une autre force que la violence pour combattre l’injustice et résister à l’agression. Si la non-violence est possible, elle est préférable. Si elle est préférable, c’est un impératif catégorique de mettre en œuvre toutes ses possibilités. Ici et maintenant5. »

Philosophie et non-violence

Faire l’option de la non-violence, ce n’est pas s’évader dans un monde illusoire où la violence n’existerait plus. Ce n’est pas non plus vouloir appliquer une idée abstraite sans tenir compte des réalités présentes. Il s’agit de partir de la réalité de la violence pour s’efforcer de la transformer. « L’option pour la non-violence n’est pas fondée sur le rêve d’une société libérée de toute emprise de la violence, mais sur la prise de conscience d’une société encore largement dominée par la loi de la violence. C’est moins par idéalisme que par réalisme que l’homme choisit la non-violence6. »

La philosophie, en tant que recherche de la sagesse, se fonde nécessairement sur le principe de non-violence. Si la philosophie ne délégitime pas la violence, elle se trompe d’objectif, elle n’accomplit pas son rôle dans l’histoire des hommes. « Toute philosophie qui ne conteste pas radicalement la violence laisse, en définitive, libre cours à son déferlement dans l’histoire7« . Elle devient complice des idéologies passées, présentes et à venir qui ont été, sont et seront responsables du malheur des hommes. « Ne serait-ce que par défaut, écrit Jean-Marie Muller, la philosophie pactise avec les idéologies qui appellent au crime pour la défense des causes justes qui deviennent alors détestables, elle donne crédit aux propagandes qui justifient le meurtre en développant une rhétorique qui, par tous les travestissements possibles de la vérité, apporte de bons prétextes aux pires agissements, elle cautionne les innombrables massacres qui ensanglantent régulièrement la terre des hommes8« . Ainsi, la philosophie se situe fondamentalement dans l’optique de la non-violence car son but est précisément de résister par la pensée à toutes les idéologies qui légitiment la violence et qui porte tort à l’humanité de l’homme.

Jean-Marie Muller récuse une vision de la philosophie qui ne serait qu’une pensée abstraite seulement accessible aux professeurs d’université et donc incompréhensible au commun des mortels. S’appuyant résolument sur sa signification étymologique, il considère que la philosophie est avant tout « l’amour de la sagesse » qui a l’ambition de « s’appliquer aux décisions de la vie ». « Dans un même mouvement, écrit-il, la philosophie est une ortho-praxie et une orthodoxie : c’est un de ses postulats qu’une action juste a besoin d’être fondée sur une pensée vraie. La philosophie de la non-violence permet d’approcher dans un même mouvement la pensée vraie et l’action juste. La violence, qui toujours comprend une part irréductible d’injustice, procède d’un gauchissement de la pensée.9. »

La vérité de la non-violence

S’appuyant sur Gandhi qui considère que la non-violence est le principe même de la recherche de la vérité, Jean-Marie Muller est attentif à ce que la non-violence ne soit pas assimilée à une nouvelle idéologie. Bien souvent, cette accusation n’a pas d’autre objectif que de vouloir discréditer la non-violence. « Quand on accuse la non-violence d’être une idéologie, écrit-il, il semble bien que l’on veuille signifier que le discours qui la fonde et la justifie est un discours rigide, fermé sur lui-même et dogmatique, qui réduit la vérité à l' »idée » de la non-violence et ne laisse donc place à aucune autre vérité10« .

La non-violence n’est donc pas un dogme intangible qui ne laisserait la place à aucune autre vérité possible. « En réalité, argumente Muller, tout à l’inverse d’une vérité dogmatique se présentant comme un système d’idées abstraites fermé sur lui-même et qui prétendrait détenir l’explication du monde, la non-violence est essentiellement une exigence spirituelle, une requête de l’esprit ». Il n’y a pas de place pour l’intolérance dans la philosophie de la non-violence, si ce n’est l’intolérance absolue à la violence. « Certes, ajoute-t-il, la prétention de la non-violence est intransigeante, mais c’est parce qu’il lui semble impossible de transiger avec la violence meurtrière11. »

Dans cette perspective, la question n’est plus de prétendre connaître la vérité ou de vouloir la défendre. Ce qui inévitablement aboutit à la violence à l’encontre de ceux qui ne partagent pas cette vérité. « La vérité devient un vecteur de violence dès lors qu’elle s’absolutise et n’est pas ancrée dans l’exigence de non-violence. Si la vérité n’implique pas par elle-même la délégitimation radicale de la violence, alors il viendra toujours un moment où la violence apparaîtra naturellement comme un moyen légitime pour défendre la vérité12. » La véritable question est de vivre dans la vérité de la relation à l’autre.

C’est ainsi que Jean-Marie Muller peut affirmer que « la vérité de la non-violence n’est jamais donnée sous une forme achevée et figée ». Elle est un processus, une dynamique, un chemin où, continuellement, elle est mise à l’épreuve dans la relation à l’autre. Cette vérité « ne se révèle que dans l’acte créateur par lequel l’homme entre dans une relation bienveillante avec l’autre homme13« . Ainsi, la vérité de la non-violence se fonde sur l’articulation de la pensée et de l’action, toutes les deux orientées vers « l’accomplissement du bien ». Cette attitude de l’homme raisonnable, en tant que démarche personnelle, s’inscrit cependant dans une histoire collective. Elle « nourrit un projet de civilisation », plus précisément, elle participe à la construction d’une « civilisation de la non-violence » que Muller considère comme « un enjeu majeur pour l’avenir de l’humanité ».

Les deux dimensions de la non-violence

Jean-Marie Muller distingue deux registres dans le concept de non-violence : la philosophie ou éthique de la non-violence et la pratique de la non-violence ou stratégie d’action collective. « Lorsqu’on parle de « non-violence », écrit-il, il importe d’introduire et de maintenir une distinction fondamentale entre l’exigence philosophique de non-violence et la stratégie de l’action non-violente. L’une et l’autre se situent sur des registres différents qu’il importe de distinguer, non pas pour les séparer, mais pour ne pas les confondre. En tant que principe philosophique, la non-violence est une « requête de sens », en tant que méthode d’action, elle est une recherche d’efficacité14« .

« La non-violence est en même temps une exigence spirituelle et une exigence pratique. Le principe de non-violence n’exige pas seulement de s’abstenir de recourir à la violence contre l’autre homme, il implique également de lutter contre la violence qui meurtrit l’autre homme. Pour cela, il importe de considérer aussi la non-violence comme une méthode d’action et de rechercher quels sont les moyens pratiques qu’elle nous offre pour lutter efficacement contre l’injustice. Autant il convient d’affirmer le caractère universel de la non-violence en tant qu’exigence spirituelle, autant il convient de reconnaître le caractère relatif de la non-violence en tant qu’action politique15. »

Toute action comporte sa part d’incertitude. Quand agir ? Comment agir ? Il n’est pas toujours facile de répondre à ces questions. Et lorsque l’action est décidée et engagée, personne ne peut être certain de ses conséquences. Le choix de la non-violence est certes un choix raisonné, qui a un sens, et qui est potentiellement efficace, mais nul ne peut prévoir avec exactitude quels en seront les résultats. « Jamais une situation concrète n’impose avec évidence ce qu’il convient de faire pour bien faire. Il n’y a pas d’action qui ne soit sans ambiguïté. Toute action est une expérimentation dont les résultats sont contingents et aléatoires. L’action est toujours à inventer sans que, le plus souvent, nous soyons certains d’avoir trouvé la bonne méthode16« .

Cependant, Jean-Marie Muller apporte une précision essentielle quant à la pertinence de la non-violence. Selon l’idéologie dominante, la non-violence sera jugée à son efficacité. Cette question de l’efficacité supposée ou réelle fait d’ailleurs régulièrement l’objet de débats et de controverses. Bien souvent, ceux qui lui dénient toute efficacité n’ont pas une réelle connaissance de l’histoire de la non-violence, de ses potentialités et de ses résultats. S’il ne s’agit pas d’idéaliser l’efficacité de la non-violence, il convient de ne pas la minimiser. Mais pour Muller, la pertinence de la non-violence ne doit pas être jugée à l’aune de son efficacité.

« Le principe de non-violence implique l’exigence de rechercher une manière non-violente d’agir efficacement contre la violence. L’expérience de nombreuses luttes a montré l’efficacité de la stratégie de l’action non-violente pour permettre aux hommes et aux peuples de recouvrir leur dignité et leur liberté. Certes, cette efficacité est forcément relative et l’échec est toujours possible, mais l’action non-violente permet à l’homme d’avoir une attitude cohérente et responsable face à la violence des autres hommes. Cependant, ce n’est pas l’efficacité de l’action non-violente qui justifie le principe de non-violence. Si nous voulions nous en tenir à fonder la pertinence du principe de non-violence sur l’efficacité de l’action non-violente, tôt ou tard nous viendrions nous heurter aux limites de cette action et, à ce moment-là, nous devrions récuser le bien-fondé de la non-violence17« .

De tout temps, l’idée dominante qui a prévalu est que seule la contre-violence était susceptible de faire face à la violence de l’oppression et de la tyrannie. Notre histoire porte témoignage que les hommes ont toujours considéré que la contre-violence pouvait être efficace et ils n’ont généralement pas imaginé ou cherché d’autres méthodes que la violence pour se défendre, se protéger ou se libérer. L’efficacité a été associée à la violence dans l’ignorance des méthodes de la non-violence ou de la lutte non-violente. Lorsque la contre-violence, dans l’immédiat, mais souvent de façon provisoire, permet aux peuples de vaincre l’oppression ou l’injustice devenue insupportable, il est tentant de considérer que seule la violence était capable d’obtenir ce résultat. « En réalité, affirme Jean-Marie Muller, cette victoire a toute chance de se révéler illusoire car, en définitive, nous avons conforté l’emprise de la violence sur l’histoire, nous avons contribué à enfermer l’histoire dans la logique de la violence, nous avons fait de la violence une nécessité18. »

L’attitude de non-violence

Pour Muller, la non-violence permet de briser le couple violence / contre-violence qui ne permet pas sortir du système dominant de la violence. Elle lui substitue le couple violence / non-violence. « Recourir à la contre-violence pour combattre la violence, c’est prendre le risque d’allonger indéfiniment la chaîne des violences. A travers le couple violence / non-violence, il s’agit de briser cette chaîne19. » L’action non-violente, qui est aussi une lutte contre la violence, va s’efforcer de tarir les sources de l’oppression et de l’injustice en luttant contre ses causes. Mais la non-violence, nous l’avons dit, n’est pas seulement une méthode ou une technique d’action. Si elle n’était que cela, elle devrait être jugée que par ses résultats. Et lorsqu’elle serait jugée inefficace, il y a fort à parier que la violence serait à nouveau réhabilitée et légitimée. C’est pourquoi Jean-Marie Muller insiste pour définir la non-violence d’abord comme « une attitude » qui donne un sens à l’existence.

« Avant d’être une action, la non-violence est d’abord et essentiellement une attitude, une attitude autre que la lâcheté et la violence, une autre attitude envers les autres hommes qui engendre une autre attitude à l’égard de la mort et et du meurtre. Elle est l’attitude éthique et spirituelle de l’homme debout qui reconnaît la violence comme la négation de l’humanité et qui décide de refuser de se soumettre à sa domination. Pareille attitude se fonde sur la conviction existentielle que la non-violence est une plus forte résistance à la violence que la contre-violence. […] Si la non-violence est une attitude, l’attitude de l’homme raisonnable qui cherche à donner sens et transcendance à son existence, alors elle est justifiée par elle-même. Et l’homme raisonnable n’a pas de raison de changer d’attitude20« .

Cette vision de la non-violence, en tant qu’éthique et action, permet de « conjuguer ensemble la conviction et la responsabilité ». Muller récuse ainsi la thèse dominante, initiée par le sociologue allemand Max Weber, selon laquelle la violence serait une nécessité inhérente à l’action politique. Celui qui refuse, par principe, la violence, explique Max Weber, devra être amené tôt ou tard, à déserter l’action et l’histoire. Celui-ci considère ainsi qu’il existe deux éthiques « totalement différentes et irréductiblement opposées » : l’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité. Celui qui agit selon les principes de la première ne se préoccupe que de « veiller sur la flamme de la pure doctrine afin qu’elle ne s’éteigne pas », tandis que celui qui agit selon les exigences de la seconde entend « répondre des conséquences prévisibles de ses actes ». Ainsi, refuser d’agir par la violence, c’est refuser d’agir tout court, et c’est donc être irresponsable. Pour Muller, cette vision renvoie la non-violence dans la catégorie de l’idéalisme.

La pensée de Muller s’inscrit donc dans le registre d’une non-violence pragmatique et réaliste, sans pour autant oublier les fondements éthiques qui l’animent. « Celui-là même qui opte pour la non-violence, remarque t-il, sait bien qu’il ne lui sera pas possible d’atteindre le degré zéro de la violence dans la mise en oeuvre de son idéal ». Mais, ajoute-t-il, « il a la conviction que c’est la mise en oeuvre des moyens de l’action non-violente qui permettra d’atteindre le plus bas degré de la violence21« . Il s’agit ainsi de conjuguer l’exigence morale qui consiste à délégitimer la violence avec l’attitude responsable qui vise à agir efficacement contre les systèmes de domination et d’oppression qui asservissent l’homme. Parce que la violence finit toujours par trahir et pervertir la fin qu’elle prétend servir, il est donc essentiel de rechercher des « équivalents fonctionnels » à la violence qui soient en cohérence avec la fin poursuivie. Seule la non-violence offre cette cohérence tout en visant à l’efficacité. Vouloir séparer et opposer l’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité mène à une impasse, à la fois théorique et pratique. Quand bien même il est parfois difficile de les articuler et de les concilier dans l’action, il ne s’agit pas pour autant de renoncer à l’une au profit de l’autre. Car ce serait, encore une fois, laisser le champ libre aux forces de la violence.

Philosophe de la non-violence, mais également stratège, Jean-Marie Muller nous laisse une oeuvre immense que nous aurons à coeur de continuer à faire connaître. Sa disparition nous oblige. Elle nous invite, plus que jamais, à poursuivre et à amplifier son travail de discernement des enjeux éthiques et politiques de la non-violence afin de construire une culture de la non-violence qui transforme notre civilisation. Avec son Dictionnaire de la non-violence, l’une de ses oeuvres majeures, il nous a donnés les clefs du langage de la non-violence. Il nous appartient désormais de lui donner corps pour que la non-violence, au-delà des mots, s’incarne dans nos existences, dans nos luttes, dans notre aujourd’hui comme dans notre à-venir commun.

1 Le principe de non-violence, Desclée de Brouwer, 1995, p. 88.

2 Ibid, p. 59.

3 Le courage de la non-violence, Ed. du Relié, 2001, p. 112.

4 Le principe de non-violence, op. cit., p. 59.

5 Entrer dans l’âge de la non-violence, Ed. du Relié, 2011, p. 110-111.

6 Le courage de la non-violence, op. cit., p. 104.

7 Le principe de non-violence, op. cit., p. 61.

8 Ibid.

9 Le courage de la non-violence, op. cit., p. 23.

10 Ibid, p. 104.

11 Ibid, p. 106.

12 Ibid, p. 140-141.

13 Ibid, p. 142-143.

14 Ibid, p. 86.

15 Ibid, p. 195.

16 Ibid, p. 196.

17 Le principe de non-violence, op. cit., p. 319-320.

18 Le principe de non-violence, op. cit. p. 320.

19 Ibid.

20 Ibid., p. 321.

21 Ibid, p. 178-179.

Une réflexion au sujet de « Jean-Marie Muller, penseur de la non-violence »

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