
Témoignage d’Alain Refalo, membre du MAN, de l’IRNC et collaborateur d’ANV, aux obsèques de Jean-Marie Muller, célébrées en l’église Saint-André de Fleury-Les-Aubrais (45), le lundi 27 décembre 2021.
» La non-violence est un défi, avais-tu l’habitude de nous dire, un formidable défi qui donne sens à notre existence dans un monde malade de la violence. Ce défi, tu l’as relevé et tu nous invites à le relever à notre tour ; tu nous as donné les clés pour ouvrir la porte qui mène à la connaissance de la vérité de la non-violence afin d’agir en cohérence avec cette vérité. »
Judith Butler (1956 – ) est une philosophe américaine, connue dans le monde entier pour ses travaux sur le genre. Elle est professeur à l’université Berkeley depuis 1993. Depuis plusieurs années, elle développe une réflexion qui vise à renouveler l’idéal de la non-violence. Dans son nouvel ouvrage 

50 ans plus tard, la lutte des paysans du Larzac (1971-1981) contre l’extension du camp militaire demeure assurément emblématique et particulièrement exemplaire. A cette époque, on a voulu chasser des paysans vivant sur le plateau du Larzac, en Aveyron, pour que leur terre permette l’extension d’un camp de manoeuvres militaires qui préparent la guerre. Des champs cultivés pour la vie devaient se transformer en camps d’entraînement pour la mort. La symbolique extraordinaire de cette décision gouvernementale, annoncée un soir à la télévision par le ministre de la Défense en octobre 1971, a généré le plus puissant mouvement de résistance à la militarisation que la Ve République ait connu.
Ils sont rares les ouvrages de recherche en langue anglaise sur la non-violence à être traduits et publiés en France. L’éditeur Calmann Lévy l’a fait pour le livre Why civil resistance works (2011) des deux chercheuses américaines en sciences politiques Erica Chenoweth et Maria J. Stephan. Cet ouvrage remarqué et plusieurs fois primé aux Etats-Unis est publié sous le titre Pouvoir de la non-violence : Pourquoi la résistance civile est efficace, avec une préface de Jacques Sémelin. 
Entre 1960 et 1996, la France a procédé à 210 essais nucléaires atmosphériques ou souterrains en Algérie et en Polynésie française. La France a toujours nié et caché les conséquences sanitaires et environnementales de ces essais. Tout particulièrement, le niveau réel de radioactivité à laquelle la population de Polynésie française a été exposée pendant trente ans a été largement sous-évalué. 


