
Le 14 août dernier, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré attendre qu’« au moins 30 000 occupants soient éliminés » au cours du mois d’août. Quelques jours auparavant, il s’était félicité que 30 272 soldats russes aient été mis hors de combat en juillet par les seuls drones ukrainiens. Ce chiffre, précisait-il, incluait les morts et les blessés graves et ne retenait que les cas attestés par des images. Au début de l’année, le ministre ukrainien de la Défense avait fixé un objectif encore plus effrayant : parvenir à « éliminer » 50 000 soldats russes chaque mois.


Un an après le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine par les forces armées russes qui a bouleversé le paysage stratégique européen, je voudrais, en toute humilité, mais aussi en toute franchise, affirmer quelques convictions issues de mon engagement dans la non-violence depuis quarante ans. Je souhaiterais aussi poser quelques questions quant à la pertinence du recours aux armes par l’Ukraine pour défendre son territoire. J’ai conscience que ma position, y compris dans le monde de la non-violence, ne fera pas consensus. Elle se veut une modeste contribution au débat sur notre positionnement face à une guerre qualifiée de « juste ».
Edgar Morin, que l’on ne présente plus, 101 ans, publie ces jours-ci, aux éditions de l’Aube, un livre décapant sur la guerre, plus exactement sur les guerres, celle qu’il a vécue et celle d’aujourd’hui. Résistant, ayant combattu les armes à la main le nazisme, on ne suspectera donc pas le célèbre sociologue et philosophe d’être un « pacifiste », appellation péjorative inlassablement reprise pour discréditer toute personne qui s’élève contre les horreurs de la guerre ou tout simplement contre toute guerre. Et pourtant, ce livre, écrit dans un style incisif, bourré de références historiques précises, est un véritable plaidoyer contre la guerre, celles du passé comme celles du présent, et surtout contre celle, mondiale, qui risque d’advenir.
ois des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) que possède la France sont opérationnels en mer. Cette décision fait suite à la mise en alerte maximale des forces nucléaires russes annoncée par la Russie quelques jours après le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine. Cette gesticulation irresponsable doit être dénoncée car elle fait peser une grave menace sur la sécurité de notre pays.
Autant il faut saluer les sanctions économiques et financières prises contre la Russie, comme aussi les décisions d’organisations sportives internationales de la boycotter, autant il convient de désapprouver les promesses de livraisons d’armes à l’Ukraine.