Après le rassemblement à la République contre le racisme et les violences policières : le pouvoir du peuple

Les images extraordinaires de la foule rassemblée place de la République samedi, alors que tout rassemblement demeure interdit, témoignent d’une aspiration profonde de la jeunesse des quartiers, et plus largement des forces vives de ce pays, à la justice, à l’égalité des droits, à la dignité, au refus du racisme, de l’intolérance, de la violence, de toutes les violences. Il a fallu d’ailleurs les images de “l’internaute 94”, spécialiste des actions cascadeuses, qui a décroché la banderole infâme de Génération identitaire, pour réaliser l’ampleur du rassemblement, minimisé par les grands médias. Ce ne sont pas 15 000 personnes, comme annoncé par la Préfecture de Paris, mais bien plus de 100 000 qui étaient pacifiquement réunies dans une même exigence de dignité contre les discriminations raciales et sociales. Continuer à lire … « Après le rassemblement à la République contre le racisme et les violences policières : le pouvoir du peuple »

Après le discours du pape François : Pour un désarmement nucléaire unilatéral de la France

Le pape François, dans ses récents discours à Nagasaki et Hiroshima, a fermement condamné la possession de l’arme nucléaire. Pas seulement l’emploi éventuel, comme l’avaient fait ses prédécesseurs, mais la possession, considérant qu’elle est “un crime contre l’homme et sa dignité, mais aussi contre toute possibilité d’avenir dans notre maison commune”. Cette prise de position du pape est historique. Elle invite chaque Etat détenteur de l’arme nucléaire à se poser la question de son maintien, tant les armes nucléaires font peser un danger mortel sur l’avenir de l’humanité.  Continuer à lire … « Après le discours du pape François : Pour un désarmement nucléaire unilatéral de la France »

Le Service National Universel ou comment soumettre et embrigader la jeunesse. Pour un droit à l’objection de conscience.

La phase test du Service National Universel du 17 juin au 31 juillet 2019 a apporté des éclairages tout à fait saisissants sur l’essence de ce dispositif, les valeurs qu’il véhicule, les objectifs « civiques », mais surtout militaristes qu’il vise et les pratiques qu’il met en oeuvre. Si le SNU repose pour l’instant sur le volontariat, nous savons que le pouvoir souhaite le généraliser en le rendant obligatoire pour toute la tranche 16-18 ans. Je dénonce ici une entreprise de soumission et de caporalisation de la jeunesse, ainsi qu’une volonté de militarisation des consciences par des méthodes d’un autre âge, mais en parfaite cohérence avec un pouvoir autoritaire et méprisant envers le peuple. Plus que jamais, comme pour le service militaire au temps de la conscription obligatoire, un droit à l’objection de conscience au SNU doit être reconnu, par les jeunes eux-mêmes, mais également par les familles. Continuer à lire … « Le Service National Universel ou comment soumettre et embrigader la jeunesse. Pour un droit à l’objection de conscience. »

Hiérarchie et désobéissance à l’école : Ecrits de lutte (2008 – 2018)

Il y a dix ans, le mouvement des enseignants-désobéisseurs du primaire secouait la forteresse Education nationale. Face aux attaques perpétrées par le gouvernement contre les valeurs et les principes de l’école de la République, une résistance éthique et responsable totalement inédite s’était développée chez les professeurs des écoles, malgré les risques professionnels encourus.

La lettre d’Alain Refalo à son inspecteur (« En conscience, je refuse d’obéir »), en date du 6 novembre 2008, avait été le déclencheur de ce mouvement de désobéissance pédagogique sans précédent dans l’histoire de l’école.

Dans cet ouvrage, Alain Refalo nous propose un retour sur ces années de lutte en mettant à disposition de nombreux textes, articles, discours, lettres, témoignages qu’il a produits dans le cadre de ce mouvement.

Un document essentiel pour penser et comprendre la révolte des enseignants-désobéisseurs du primaire.

Accessible en téléchargement (212 p.) : Hiérarchie et désobéissance à l’école Continuer à lire … « Hiérarchie et désobéissance à l’école : Ecrits de lutte (2008 – 2018) »

Baccalauréat 2019 : en conscience, ils ont refusé d’obéir…

Crédit La République du Centre

10 ans après le mouvement des enseignants-désobéisseurs du primaire, les professeurs du secondaire ont à leur tour pris le chemin de la résistance ouverte. « En conscience, je refuse d’obéir », écrivions-nous à notre hiérarchie pour signifier notre refus d’être complices de dispositifs pédagogiques imposés qui reniaient l’éthique de notre métier et de nos missions. Tout particulièrement, les évaluations nationales standardisées prémisses à la mise en concurrence des établissements scolaires, mais aussi les nouveaux programmes rétrogrades, l’aide personnalisée qui masquait la suppression des RASED et le fichier Base Elèves. Continuer à lire … « Baccalauréat 2019 : en conscience, ils ont refusé d’obéir… »

9 juillet 2009 : il y a 10 ans, le procès de l’instit rebelle de Colomiers…

Mercredi 24 juin 2009, 8h30. La matinée est libérée des élèves. C’est notre dernier conseil des maîtres de l’année. Je descends de ma classe située au 1er étage pour rejoindre la salle des maîtres. Au rez-de-chaussée, une personne me salue et me demande si je suis bien Alain Refalo. Je lui tends la main en répondant par l’affirmative. C’est une huissière de justice qui me remet une lettre recommandée en provenance de l’inspection académique. Objet : « convocation devant le conseil de discipline le jeudi 9 juillet à 15h à l’inspection académique, salle de l’Ordre des Palmes académiques, afin d’examiner les faits qui vous sont reprochés : refus d’obéissance, manquement au devoir de réserve, incitation à la désobéissance collective, attaque publique contre un fonctionnaire de l’Éducation Nationale. » Continuer à lire … « 9 juillet 2009 : il y a 10 ans, le procès de l’instit rebelle de Colomiers… »

Pour la planète, le choix de la lutte non-violente

Les citoyens sont entrés en résistance et pas seulement pour des questions de pouvoir d’achat. Le mouvement des gilets jaunes traduit une aspiration à davantage de justice sociale et de participation démocratique. Dans le même temps, toute une partie de la société civile est en lutte pour défendre l’avenir de la planète, le climat, notre environnement, notre santé. Ces multiples résistances se rejoindront le 16 mars dans la « marche du siècle » qui ne sera pas un aboutissement, mais une étape supplémentaire dans la lutte pour la sortie du système dominant, économique et politique, qui a fait faillite. Ce mouvement civique doit être fermement et résolument ancré dans la non-violence, telle est l’insistance privilégiée de notre tribune qui se veut une contribution à la clarification de ce qu’est la lutte non-violente. Continuer à lire … « Pour la planète, le choix de la lutte non-violente »

La militarisation de l’école est en marche

Une ingénieure en chef de l’armement au grade de colonel vient d’être nommée à la tête du service de l’instruction publique et de l’action pédagogique de la Dgesco (Direction générale de l’enseignement scolaire). Comme le souligne Le Café Pédagogique, « elle portera à la Dgesco les réformes ministérielles. Etant numéro 2 de la Dgesco, elle pilotera les examens, dirigera les écoles et établissements du socle commun et des lycées, ainsi que la formation des enseignants. Il lui reviendra donc de faire appliquer les réformes pédagogiques du ministère ». Il manquait certainement dans les ressources humaines du ministère des personnes compétentes pour ce poste… On est donc aller chercher au sein des écoles militaires une professeure au département mécanique qui est également directrice des études de l’École polytechnique. Continuer à lire … « La militarisation de l’école est en marche »

11 novembre : « la commémoration de la sottise et du crime », et de la servitude volontaire…

Alors qu’on lui demandait de célébrer en 1968 le cinquantième anniversaire de « la victoire de 1918 », l’écrivain Jean Guéhenno écrivit : « Il est clair désormais depuis longtemps que mes camarades ne sont morts que parce que l’Histoire est souvent bête et criminelle et ce cinquantenaire ne peut être que la commémoration de la sottise et du crime ». 50 ans plus tard, certains voudraient encore faire du 11 novembre la célébration de la victoire de la France…
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Linky à Colomiers : la mauvaise foi de la maire au conseil municipal

Le conseil municipal du jeudi 18 octobre a encore illustré ce que nous avions dénoncé il y a déjà trois ans sur ce blog, à savoir le caractère anti-démocratique de la posture de la maire de Colomiers (voir ici) dans les débats du Conseil municipal. Lors de ce conseil, la municipalité présentait un avis présentant sa position sur les compteurs Linky et formulant un certain nombre de demandes à Enedis (droit à l’information, droit au respect de la propriété privée…). Le groupe Vivre Mieux à Colomiers avait prévu d’intervenir à deux voix. C’est ainsi que prenant la parole en premier, j’annonçais que M. Jimena s’exprimerait également en suivant. Je vais d’abord transcrire dans cet article ce que j’ai dit, puis les réponses de la maire et enfin je développerais mes commentaires à ses réponses et plus largement à cette nouvelle séquence anti-démocratique du conseil municipal. Continuer à lire … « Linky à Colomiers : la mauvaise foi de la maire au conseil municipal »