11 novembre : « la commémoration de la sottise et du crime », et de la servitude volontaire…

Alors qu’on lui demandait de célébrer en 1968 le cinquantième anniversaire de « la victoire de 1918 », l’écrivain Jean Guéhenno écrivit : « Il est clair désormais depuis longtemps que mes camarades ne sont morts que parce que l’Histoire est souvent bête et criminelle et ce cinquantenaire ne peut être que la commémoration de la sottise et du crime ». 50 ans plus tard, certains voudraient encore faire du 11 novembre la célébration de la victoire de la France…
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Pétition pour la suppression du défilé militaire du 14 juillet

Chaque année, à l’occasion de la fête nationale, le peuple est convié à venir admirer la parade des hommes vêtus d’un uniforme qui ont fait « le choix » de consacrer leur vie à l’institution militaire. Mais cette parade est aussi celle de centaines d’engins de mort, de chars, de missiles que notre pays se glorifie d’exporter aux quatre coins du monde pour le plus grand malheur des peuples qui souffrent quotidiennement de la guerre et du terrorisme.

La France est le seul pays en Europe qui maintient un tel défilé militaire qui, par ailleurs; constitue un gaspillage financier inacceptable dans un contexte de grande restriction budgétaire. Les autres pays où une telle parade a encore lieu sont des dictatures. Ce spectacle indécent et immoral, qui rend un culte aux armes de guerre, est indigne d’un pays qui prétend être fidèle aux valeurs de la fraternité, de la liberté et de la paix. Il symbolise la culture de la violence et de la guerre qui domine encore et toujours nos civilisations. Il est contraire à l’aspiration légitime des peuples à la paix.

« Quand j’entends les talons qui claquent, je vois les cerveaux qui se ferment », affirmait en connaissance de cause le maréchal Lyautey. Une démocratie digne de ce nom ne saurait perpétuer une parade qui, plus que tout, symbolise l’obéissance inconditionnelle et l’abdication des forces de la raison et de la conscience. La fête nationale devrait être l’occasion privilégiée de revisiter les fondements de notre vivre ensemble sous la bannière des valeurs de la République. Cela aurait infiniment plus de sens que de subir passivement une parade militaire d’un autre âge.

Les soussignés demandent au président de la République de supprimer le défilé militaire du 14 juillet et lui proposent de le remplacer par un rassemblement populaire pour la promotion d’une culture de la paix et de la non-violence.

Pour signer la pétition : https://www.change.org/p/pour-la-suppression-du-défilé-militaire-du-14-juillet 

Lire aussi notre article : Défilé militaire : faut-il applaudir les engins de mort ? 

Vers une France au garde à vous ?

Régression des libertés, répression disproportionnée des manifestations, retour du service national, uniformes à l’école, la France de Macron dérive ostensiblement vers une France au garde à vous. Il est temps de sonner l’alarme, non pas le clairon, mais l’alarme citoyenne pour enrayer la machine étatique à produire de l’obéissance inconditionnelle et par conséquent de la résignation complice des injustices économiques et sociales.

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2020 à Colomiers : pour un rassemblement de toute la gauche

En coulisse, le sérail politique columérin s’agite déjà pour les municipales de 2020. « Ca grenouille fort en ce moment », comme le dit un ami qui observe de près la situation. Ca grenouille, ça s’agite, ça complote… Cette modeste contribution n’a pas d’autre vocation qu’à exprimer une analyse et une conviction. En toute liberté. Lire la suite

En 2012, Mme Iborra pensait que nous avions les mêmes valeurs…

La députée LREM Monique Iborra fait aujourd’hui parler d’elle suite à l’enquête menée par Médiacités sur ses comptes de campagne de 2012, plus précisément « ses bonnes affaires familiales ». A cette époque, j’étais le candidat écologiste sur la 6ème circonscription de la Haute-Garonne, opposé donc à la candidate socialiste sortante. Lors d’un interview à La Dépêche du Midi, en février 2012, elle fustigeait ses concurrents à gauche au motif qu’ils partageaient forcément les mêmes valeurs qu’elles… Piqué au vif par cette déclaration, je décidais alors de publier un communiqué pour dire haut et fort, que non décidément, nous ne partagions pas tout à fait les mêmes valeurs…  En relisant ce communiqué, j’ai été frappé par son actualité.  A l’orée du quinquennat de François Hollande, il pressentait déjà que les actes ne seraient pas en cohérence avec les engagements et les principes énoncés pendant la campagne… Et j’ajouterais aujourd’hui les pratiques de certain-e-s élu-e-s si peu conformes aux valeurs affichées… Lire la suite

Désobéir à Val Tolosa et à l’Etat

Par un arrêt du 13 juillet 2017, la cour administrative d’appel de Bordeaux a confirmé la décision prise par le tribunal de Toulouse dans un jugement du 8 avril 2016 qui annulait l’autorisation que le préfet avait accordée le 29 août 2013 pour détruire ou déplacer une centaine d’espèces protégées sur le site du centre commercial Val Tolosa, en dérogation à la loi qui protège certaines espèces naturelles. L’arrêté pris par le Préfet était donc illégal. Lire la suite

Défilé militaire du 14 juillet : faut-il applaudir les engins de mort ?

En appui de la pétition que j’ai lancée pour la suppression du défilé militaire du 14 juillet, je publie cette tribune dans une version augmentée. La première version de ce texte avait été publiée à l’occasion de la polémique lancée par Eva Joly en juillet 2011. Depuis, je l’ai régulièrement diffusée à l’occasion du 14 juillet. Dénoncer le défilé militaire, ce n’est pas s’inscrire dans un antimilitarisme primaire, c’est affirmer que notre pays s’honorerait en montrant au monde qu’il peut être grand sans devoir exposer des milliers d’engins de mort qui alimentent les guerres aux quatre coins du monde. Lire la suite

Législatives : Patrick Jimena, l’écologiste insoumis

Il est candidat aux élections législatives de la 6ème circonscription de la Haute-Garonne sous le drapeau de La France insoumise. Patrick Jimena, de Colomiers, est une figure originale et incontournable de la vie politique locale. Mais au-delà, il est un citoyen engagé, « le premier des insoumis parmi nous », disait récemment une militante de Pibrac. Portrait d’un ami, d’un résistant et d’un infatigable éveilleur des consciences qui met toute son énergie au service du bien commun. Lire la suite