Le crépuscule de la démocratie à Colomiers

imagesLe pathétique épisode de la charte dite de « la participation citoyenne », (voir notre intervention en conseil municipal jeudi 24 septembre) entièrement plagiée, sans aucune mention de source, sans participation des citoyens et des élus à son élaboration et à son écriture et dont l’adoption en conseil municipal fut enrobée de mensonges quant à sa réalisation, mérite que l’on revienne plus en profondeur sur cet épisode de la vie politique columérine et sur ce qu’il révèle de préoccupant concernant la question démocratique dans notre ville.

Contrairement aux réponses formulées ce soir là par la majorité, nous n’avons pas seulement pointé un problème de forme quant à l’écriture d’un texte, nous avons souligné en creux ou directement la totale incohérence de la politique municipale concernant la mise en place des comités de quartier. Nous avons montré à travers nos interventions que sa conception de la démocratie locale, en réalité verticale, était aux antipodes de la conception horizontale que nous défendons, que nous avons défendu aux élections municipales et que nous continuerons à défendre dans les années qui viennent.

Des réponses édifiantes et consternantes

Les réponses de la majorité, limitées à celles de la Maire et du premier ajoint en charge de la démocratie locale, étaient édifiantes et consternantes. Pas très surprenantes, mais édifiantes et consternantes. Ces élus ont bien sûr feint de ne pas être atteint par notre révélation, malgré l’énormité de la supercherie qui était sous leurs yeux et qui stupéfait de nombreux columérins. A moins qu’ils ne l’aient pas comprise, ce dont nous n’oserions les suspecter.

Nous avons donc eu droit, après nos interventions, à toutes les vieilles ficelles éculées de la répartie politique : « un show pour faire le buzz », « postures politiciennes », « aucunes remarques sur le fond », « démarche de désunion ». C’est d’ailleurs devenue un marqueur de cette municipalité et particulièrement de la Maire que de répliquer avec la plus parfaite langue de bois. Elle répond systématiquement à toutes les critiques de l’opposition, non pas de façon ouverte et constructive, mais pour mieux en montrer les soit-disant incongruités. Elle met un point d’honneur à avoir le dernier mot dans tout débat. Jamais, elle ne souligne la pertinence des réflexions de l’opposition ; au mieux, elle ne concède des erreurs que sur la forme et sur les procédures. Quand l’opposition, de droite ou de gauche, est à ce point méprisée, on est très loin de l’esprit de la démocratie.

La maire, comme souvent, a ressorti l’une de ses formules favorites à notre encontre : « tout ce qui est exagéré est insignifiant ». Contester les projets et les décisions municipales, c’est forcément exagérer… selon la grille de lecture crypto-stalinienne de la municipalité. Est-il exagéré et insignifiant de lire attentivement les documents présentés, de faire des remarques qui démontrent un plagiat, un manque de travail de la municipalité et une absence de participation des citoyens à un texte essentiel qui les concerne ? Est-il exagéré et insignifiant d’afficher nos désaccords ? Il est vrai que la majorité socialiste au pouvoir sans partage depuis des décennies n’est pas habituée à être contredite. Elle n’a pas l’expérience d’une opposition qui ne fait pas de la figuration, qui fait seulement son travail. Elle n’aime pas que l’on pointe ses propres contradictions et insuffisances. Cela ne fait pas partie de l’histoire municipale, une histoire où le parti dominant a toujours imposé ses vues à tout le monde sans débat, sans contradicteur. Ce qui est exagéré, mais pas insignifiant, c’est le mépris pour les citoyens et les élus qui ne sont pas respectés par de telles pratiques. Et c’est encore la démocratie locale qui en fait les frais.

Ainsi, autre répartie classique, nous n’aurions rien dit en commission municipale depuis la décision d’instaurer des comités de quartier et durant tout le processus qui nous a amené à ce jeudi 24 septembre. Il est vrai que les commissions municipales n’étant pas des lieux de débats et encore moins de co-élaboration, – ce sont essentiellement des chambres d’enregistrement -, nous n’en attendons rien et faisons parfois le service minimum.  A quoi bon s’épuiser dans des instances qui ne sont que des formalités dans le processus d’élaboration de la délibération soumise ensuite au vote du conseil municipal ? Un bel exemple de non démocratie au coeur du système municipal.

Ainsi, le maire-adjoint, ne voulant pas répondre directement à l’accusation de plagiat, préfère botter en touche en soulignant qu’il n’est pas immoral de prendre les bonnes idées qui viennent d’ailleurs. Je peux tout à fait souscrire à ce propos. Mais dans l’affaire présente, il ne s’agit pas de cela. Il ne s’agit pas de s’être inspiré d’un document écrit par d’autres, il ne s’agit pas d’avoir emprunté à d’autres quelques bonnes idées bien formulées. Chacun conviendra qu’il peut être bon et utile de prendre ce qu’il y a de meilleur dans les expériences et les écrits des autres. Ici, il s’agit d’un plagiat en bonne et due forme. Il s’agit d’un texte totalement copié, sans aucune mention de la source. Aucun travail, aucune réflexion, aucune co-élaboration. Le plus grave est là.

Le mensonge par omission est par ailleurs aggravé par le mensonge tout court : lors du débat, une élue de l’opposition de droite a révélé à son tour qu’en commission le maire-adjoint avait indiqué, en réponse à l’une de ses questions, qu’il s’agissait d’une charte faite « maison ». Information que nous n’avions pas au moment de préparer notre intervention et qui vient conforter, malheureusement, la supercherie et la malhonnêteté de ceux qui sont responsables de cette lamentable affaire. Quand le mensonge est érigé en ligne de conduite, c’est toujours la démocratie qui est reniée.

Un système de pensée crypto-totalitaire

En réalité, ils ont déjà oublié dans quelles conditions leur victoire a été acquise en mars 2014 : sur le fil du rasoir. Avec 40% des voix au second tour, et seulement 198 voix d’avance (sur 15 000 électeurs) sur la liste du groupe Vivre Mieux à Colomiers dans le cadre d’une triangulaire. Nous ne reviendrons pas sur les méthodes douteuses, y compris dans la nuit de dimanche à lundi après le 1er tour… (nous ne pouvons en dire plus…), et tout particulièrement dans l’entre-deux tours où la liste Génération Colomiers a délibérément joué sur les peurs en voulant affoler les citoyens (par des arguments en dessous de la ceinture) en cas de victoire de la liste Vivre Mieux. Mais ce qui est sûr, c’est que la faible, la très faible légitimité de cette municipalité ne les a pas amenés à changer de pratiques. Ainsi, certains employés municipaux qui avaient eu le tort d’user de leur liberté d’expression pendant la campagne en savent quelque chose.

Cette victoire étriquée, une première à Colomiers, mettait en évidence la chute historique du parti socialiste (que nous avons déjà analysée ici) et le désamour des Columérins pour cette majorité, pour cette génération élevée au biberon du socialisme municipal hôtelier. Ils ont oublié, mais surtout ils n’en ont pas tiré les leçons. Leur arrogance et leur mépris, en témoignent leurs sourires si caractéristiques face à l’adversité, face à la contradiction qu’ils ne supportent pas. Ces visages aux sourires forcés savent parfaitement le rude coup qu’ils viennent de prendre, mais leur défense c’est d’en sourire, c’est de feindre l’indifférence, c’est de répondre par le déni, c’est de minimiser les révélations génantes, c’est de continuer à mentir sans sourciller… Ainsi va la majorité municipale, totalement imperméable aux événements, aux critiques, aux propositions, toujours satisfaite d’elle-même, s’autocongratulant à longueur de conseils municipaux et de bulletins municipaux…

Toutes ces réparties, ces réponses, dans un débat pourtant parfaitement légitime, révèlent des postures aux antipodes de l’esprit de la démocratie participative et de ce qu’attendent les citoyens. Ces gens là n’attendent de l’opposition qu’elle se taise ou qu’elle approuve les décisions de la majorité (pour mieux ensuite utiliser les votes de l’opposition pour sa propre propagande). Et quand l’oppposition s’oppose…, c’est qu’elle est forcément de mauvaise foi. Le premier adjoint a utilisé à mon encontre le mot de « paranoïa ». Dire la vérité, c’est être paranoïaque… Nous avons là tous les ressorts d’un système de pensée crypto-totalitaire où les mots veulent dire le contraire de leur sens premier, dixit Orwell dans « 1984 ».

Le processus est aussi important que le résultat

Lorsque toute l’opposition a voté en décembre 2014 le principe de la mise en place des comités de quartier, cela voulait dire que tout le monde était d’accord sur l’idée d’une participation citoyenne renouvelée. Pourquoi ne pas avoir créé des groupes de travail avec l’opposition sur cette question majeure ? Pourquoi ne pas avoir réfléchi à un processus partagé d’élaboration d’une charte de la participation citoyenne ? Nous ne parlons pas des « comités de suivi » mis en place pour donner l’illusion d’une co-élaboration avec l’opposition. Comme pour les commissions, tout est ficelé à l’avance et les élus ne sont là que pour entériner des décisions prises ailleurs. Cette majorité ne laisse finalement pas d’autre choix à l’opposition d’approuver sans réel débat ou de s’opposer frontalement. Un piège parfaitement rodé qui permet toujours à la majorité d’avoir le dernier mot (du moins en conseil municipal !) et de tirer profit politiquement de chaque vote, quel que soit le vote de l’opposition.

Ce n’est pas notre conception de la démocratie locale. Et nos interventions de jeudi dernier au conseil municipal étaient bien sur le fond, n’en déplaise à nos adversaires politiques qui se sont ingénié à prétendre le contraire. Lorsque j’ai évoqué le processus d’élaboration de la charte de la concertation du Gard qui a tant « inspiré » celle de Colomiers…, j’ai bien montré en creux qu’une autre façon de faire était possible. Et j’ai également posé plusieurs questions pour souligner que les citoyens columérins étaient aussi capables de réfléchir, coopérer et co-élaborer une charte réellement de la participation citoyenne.

Ce qu’ils ne peuvent visiblement pas comprendre, et nous sommes là dans le coeur du sujet, c’est que le processus est aussi important que le résultat. La Maire nous a répondu que la Charte étant adoptée par le Conseil municipal, les citoyens allaient maintenant « se l’approprier ». Se rend-elle compte de l’énormité de ses propos ? Ils révèlent une démarche d’un autre temps, une démarche verticale de la démocratie où les citoyens doivent suivre ce qui a été décidé pour eux et non pas être les acteurs réels du processus démocratique susceptible d’impulser les changements nécessaires.

De même, lorsque Patrick Jimena intervient pour souligner la contradiction majeure entre le cumul des mandats de l’ajoint en charge de la démocratie locale et l’idée affichée par la majorité de partager le pouvoir avec les citoyens, il ne commet pas une attaque personnelle, mais il fait un constat politique objectif qui ne manque pas d’interroger sur les incohérences éthiques et politiques de cette majorité. Le maire-adjoint ne peut alors que prendre la posture de la victime, dire se sentir blessé au plus profond de lui-même et jouer les prolongations victimaires sur les réseaux sociaux. Sans compter qu’il se permet, sans rire encore, de reprocher à Patrick Jimena de toujours courir après les mandats et d’être en campagne permanente ! Encore de vieilles ficelles, mais qui ne trompent personne !

Les élus de Vivre Mieux à Colomiers ont demandé une suspension de séance afin que chaque groupe puisse réfléchir à l’opportunité de retirer cette délibération afin d’enclencher un nouveau processus, davantage participatif, de co-élaboration d’une charte de la participation citoyenne avec les citoyens. Notre demande a été refusée, ce qui ne nous a pas surpris. Il était donc normal et légitime que nous suspendions notre présence pour la délibération suivante concernant la mise en oeuvre des comités de quartier. Aux sourires habituels que nous avons déjà évoqués, s’ajoutait alors cette remarque de la Maire : « c’est un peu affligeant ! ». Eh oui, madame la Maire, il est des moments où participer c’est cautionner et où sortir c’est manifester, en conscience, un refus de collaborer avec une démarche anti-démocratique. Mais ces élus de la majorité, à qui tout a toujours été donné dans ce bastion du parti socialiste, ont-ils jamais été dans leur existence un tant soit peu engagés dans des luttes citoyennes dites « minoritaires » où il faut prendre le risque de dire non, où il faut faire montre d’un peu de courage dans l’engagement quitte à prendre des coups ? J’attends avec impatience leur réponse…

Ceux qui aujourd’hui, au conseil municipal, au sein du groupe Vivre Mieux prennent la parole pour débusquer les mensonges de cette majorité ne sont pas des politiciens professionnels. Ils ne vivent pas de la politique et leur engagement dans la vie politique a moins de cinq ans. Ecologistes, citoyens sans parti ou membres du Front de Gauche, ils portent la parole d’une autre gauche qui n’a pas renoncé à vivre ses idéaux. Ils sont issus de la société civile, du monde associatif, du secteur éducatif et leur engagement citoyen, depuis des années, a souvent été peu soutenu, voire carrément entravé par ceux qui sont aux manettes de la municipalité ou par leurs prédécesseurs. Vivre Mieux incarne aujourd’hui une opposition de gauche à un système clanique aux abois dont ses piliers n’auront jamais l’envergure de certaines personnalités columérines d’exception que nous avons pu apprécier, au premier rang desquels l’ancien maire-adjoint à la culture qui vient de nous quitter. Dans cette opposition, notre démarche est de résistance et non de composition comme le fait la droite qui se révèle, sur le dossier de « la participation citoyenne », comme sur d’autres, la meilleure alliée des socialistes.

Une vision technocratique de la démocratie locale

Les comités de quartier, c’est une excellente idée. Cette majorité, malheureusement, met en place, dans une vision technocratique du dossier, des comités de quartier correspondant à un découpage de la ville qui ne repose sur aucune réalité de terrain. Des quartiers réels, auxquels s’identifient les habitants, sont ainsi regroupés dans un vaste ensemble sectorisé. Comment les citoyens d’un quartier au périmètre bien identifié peuvent-ils se sentir concernés par des problématiques concernant un quartier situé à un ou deux kilomètres ? Ces interrogations avaient d’ailleurs été posées lors des « débats citoyens ». Visiblement, elles n’ont pas été entendues.

Je pense au contraire qu’un comité de quartier doit avoir comme périmètre… le quartier, c’est à dire le territoire au sein duquel les habitants vivent, échangent et ont envie de s’investir et d’agir pour l’améliorer et mieux vivre ensemble. C’est une erreur majeure commise par la municipalité et il est fort probable que beaucoup de citoyens qui auraient eu envie de s’impliquer ne le fassent pas. Mais finalement, c’est peut être l’objectif recherché afin de limiter les vagues, afin de ne pas être débordé et garder le contrôle de la situation.

De plus, il ne me semble pas de bonne méthode de structurer un quadrillage sectorisé de la ville et d’imposer la mise en place de comités de quartiers sur de vastes zones sans que les habitants aient eu à se prononcer sur les périmètres. On peut imaginer que des comités de quartier englobent plusieurs quartiers si les habitants en expriment la demande parce qu’elle correspond à un besoin. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. La municipalité impose sa méthode, en créant artificiellement des comités de quartier dans l’objectif de tout contrôler. Encore une conception verticale de la démocratie locale.

Les comités de quartier, selon le réglement intérieur, sont limités à 20 personnes (10 habitants, 5 acteurs locaux, 5 élus nommés par la maire). Ce qui signifie que les habitants non élus sont tenus à l’écart du comité de quartier. Il est annoncé 3 séances plénières par an, ouvertes au public, mais le public n’aura droit à la parole qu’à la fin de la réunion. Cela n’est pas très sérieux ! Par définition, un comité de quartier doit être largement ouvert aux habitants qui doivent pouvoir s’exprimer et participer, ponctuellement ou sur du moyen ou long terme. Certes, un comité d’animation est nécessaire, mais de là à accaparer l’essentiel du travail du comité, c’est un peu fort de café !

Ce qui est grave, c’est que la municipalité prétend introduire « davantage de démocratie dans la démocratie locale », selon l’expression entendue au conseil municipal. En réalité, elle démultiplie la communication sur une apparence de démocratie locale. Mais dans les faits, c’est la démocratie locale et les citoyens qui sont perdants. Nous sommes ici dans une démarche publicitaire vantant les mérites d’un projet dont les méthodes de mises en oeuvre sont aux antipodes de l’essence même du projet. La surpercherie est totale. Pour la municipalité, les citoyens ne sont utiles que pour l’affichage médiatique et la propagande permanente dans les organes municipaux. C’est le triomphe de l’apparence. Nous vivons le crépuscule de la démocratie à Colomiers. Et ce que nous disons aujourd’hui, nous le disons depuis cinq ans. C’est même l’une des raisons majeures de notre opposition à ce système. L’épisode de la Charte pousse seulement au paroxysme l’absence d’ambition, et pour cause, de cette municipalité sur la question de la démocratie locale.

En commettant cette erreur fondatrice, dont nos révélations sur la charte ne sont que la face immergée de l’iceberg d’une dérive démocratique, la municipalité s’est mise à dos une bonne partie de l’opposition alors qu’un consensus existait au départ sur le principe des comités de quartiers. Sa méthode porte en germe l’échec. C’est pourquoi il appartiendra aux citoyens et aux élus qui ne veulent pas de ce dévoiement de la démocratie participative, d’inventer et d’imaginer d’autres formes de participation citoyenne pour construire l’avenir de Colomiers.

6 réflexions sur “Le crépuscule de la démocratie à Colomiers

  1. 70 ans de mafia socialiste a colomiers,parsemés de scandales,magouilles et mensonges et avec la nouvelle maire ça bat des records.
    Quand les columérins comprendrons t-ils ?

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  2. La plupart des élus du PS à Colomiers sont d’une nullité affligeante.
    Ils ont compris que la politique pouvait servir leurs intérêts et ceux de leurs proches. Alors ils en usent et abusent.
    Familles entières casées à la Mairie ou dans les organismes qui y sont liés, tout cela empeste la ville mais ils ont la chance d’avoir une partie de la population inculte et manipulée qui les suit encore.
    Pour combien de temps ?

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  3. C’est vraiment consternant. Les gens votent pour des candidats d’une stupidité et d’une inculture sans bornes… et ils espèrent cacher leur nullité derrière une com’ réussie ! Cette fois, c’est raté… grâce à la vigilance de l’opposition.
    C’est aussi un problème de représentation de ce qu’est la démocratie et la marque évidente d’une inculture crasse à ce sujet ! (Associé à tout le reste : démagogie, toute puissance… etc…).
    C’est la médiocratie municipale dans toute sa splendeur hélas…

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